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Cher M Schunck
Vous trouvez inclus l´article sur ce que votre mère m´a raconté de la persécution des Juifs à Valkenburg, sur le greffier, et sur la position du gouvernement néerlandais
Salutations cordiales
Jan van Betuw

Jan van Betuw
Jan van Betuw

Jan (Jules) van Betuw était messager de la Résistance à Heerlen. Dans cette fonction un jour au début de 1944 il put eviter à peine son arrestation au Valkenburgerweg (Chaussée de Valkenburg) à Heerlen.
Son autobus fut stoppé, alors qu'il transporta des cartes de rationnement illégales.

 

Des vautours après la guerre
Comment un petit pays peut être encore plus petit.

Depuis la Première Guerre mondiale le couple marié Soesmann-Horn habitait à Valkenburg. Depuis sa jeunesse Mme Schunck-Cremers connaissait déjà ce couple Juif parce qu´ils habitaient à coté, lui d´origine néerlandaise, elle d´origine allemande.
A Valkenburg ils étaient des gens respectés par chacun. À l’âge avancé, Monsieur Soesmann a tenu une position éminente dans la communauté juive, il était le rabbi adjoint. Les sabbats Gerda Cremers effectuait des petites tâches chez les voisins, p.e. allumer le four.
Après, pendant la deuxième guerre mondiale, les Schunck et les Soesmann habitaient encore à Valkenburg. Monsieur Schunck (« Paul ») jouait un rôle dirigeant dans la résistance et il savait que le plan existait de « déjuiver » Valkenburg à court terme. Il réglait énergiquement une adresse à planquer dans l’hôpital à Heerlen pour ses connaissances ( Monsieur Soesmann, qui était déjà assez vieux, avait une santé fragile ). Parce que Madame Schunck connaissait ce couple déjà si longtemps et elle les fréquentait de manière assez confidentielle, elle les interroga, si’ils s’étaient conscients sur les conséquences de ce terme « déjuiver ». En effet ils le savaient, dans la mesure où ceci fut possible à cette époque, toutefois ils n’avaient, comme tous, aucune idée des camps d’extermination et d’Auschwitz.
Pendant cette conversation Mme Soesmann dit, qu’elle ait déjà déposé beaucoup d’objets de valeur comme des bijoux chez des amis. Maintenant, elle soit en train d’envelopper le reste dans des pelotes de laine pourqu’elle puisse les emporter discrètement ensuite et avoir ainsi une réserve pour les éventualités. Sur la question si elle ait des reçus des amis sur cet transaction, elle montra quelques pièces de papier. Mais ils n’avaient pas encore pensé à la propre maison ou à un testament. Paul réglait aussi cela. Un frère de Madame Soesmann, qui était déjà émigré en Amérique depuis quelque temps, devint leur héritier universel. Madame Schunck prena les documents pour les garder.
Mais le couple n’a pas pensé à se planquer. « Non, si Dieu conduit notre peuple dans le bannissement, il faut que nous, les plus vieux, précèdent. Et nous ne voulons mettre en danger personne pour le temps court qui nous reste encore ».

Peu après cela, ils furent arrêtés par les Allemands et apportés à Maastricht. Tout ce qu’ils eurent avec leur fut volé ! De Maastricht on alla à Aix-la-Chapelle, où Monsieur Soesmann, en tant que vieil et malade ( et alors « sans valeur » ) fut séparé et supprimé (!). Madame Soesmann embarqua seule le train vers l’est. Un codétenu, qui a survécu, connaissait la tragédie et il informa Paul après la guerre.

Après la guerre, « Paul » (Pierre Schunck) dépista le frère Horn à New York et le mit au courant du testament. Ce frère, lui aussi déjà assez vieux et serveur de sa profession, vécut dans des circonstances nécessiteuses et pour ça, malgré le deuil sur le destin de sa soeur et son mari, il fut ravi aussi.

A l’occasion d’un voyage d’affaires à Bonaire aux Antilles Paul inséra une pause de deux jours pour visiter le consul néerlandais à New York. Il prit un rendez-vous avec le frère pour se rendre avec celui-ci et le testament chez le consul pour règler la chose. Le consul les a reçut, écouta l’histoire, examina le testament et il sembla de vouloir réagir comme Paul l’attendait.
« «Naturellement il faut que Monsieur Horn se légitimisse en tant qu’héritier nommé. » M Horn présenta au consul son vieux passeport allemand, dans lequel se trouvait le grand « J ». Le consul réagit comme piqué par une guêpe. « C’est donc de la fortune hostile, qui faut être saisie ! Car M Horn est un Allemand! »
Les essays de le raisonner et les explications pénibles de la situation n’aidèrent pas du tout. Horn n’obtint rien et le consul saisit la fortune.

Quand Paul, profondément déçu, retourna à Valkenburg, lui attenda dèjà une lettre d’un avocat, dans lequel il fut sommé de faire enrégistrer tous les biens (mobiliers et immobiliers) du couple défunt de Soesmann-Horn chez le NBI (Nederlands Beheersinstituut, l’institut officiel de gestion des fortunes ennemies), ce qu’il fit. Quand le NBI appela les objets de valeur des Soesmanns chez les diverses personnes, ceux-ci nièrent avoir obtenu en dépôt les choses en question. La maison du néerlandais Soesmann fut vendue aux enchères publiquement. Le seul soumissionnaire fut un ancien nazi néerlandais qui restait à habiter là.

Ainsi, l’état néerlandais et ses citoyens se sont acquis les propriétés de Juifs assassinés.

Un autre incident, tout autant navrant, concerna l’ancien combattant de la résistance van Ogtrop (le sacristain de Valkenburg). Il perdit presque toute sa fortune. Il eut épousé, longs avant la guerre, la fille d’un entrepreneur d’autobus allemand sous le régime de la communauté. Celui-ci a habité à Koningsbosch (commune d’Echt, Pays-Bas) et là ilavait son entreprise (e.a. pour transporter des mineurs). Ces personnes étaient tout sauf des partisans de Hitler. Sa part dans l’entreprise fut saisie facilement. Après il était handicapé sévère par un accident, il était à vivre sur sa seule pension maigre de sacristain.

Paul a entrepris encore des tentatives d’annuler les décisions du Beheersinstituut (institut de gestion). Mais, cela ne réussissait pas. On doit toutefois regarder ces choses dans le rapport avec la mentalité de ces jours, du citoyen obéissant et fidèle à l’administration. Des « magasins de loi » (postes d’assistance juridique pour les petits gens) étaient inconnus ou bien n’étaient pas encore tellement répandues qu’aujourd’hui.

12/8/1999 Jan van Betuw.