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Limburg 1940-1945,
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Hubertus Thelen avait des parents allemands originaires de Verlautenheide, près d’Aix-la-Chapelle, qui s’étaient installés à Heerlen en 1910, dix ans avant la naissance de Huub. Il était un soldat démobilisé, mineur sur l’Oranje Nassau IV, et n’avait que 21 ans lorsqu’il rejoignit le groupe Smit au cours du second semestre 1941. Voir également Cammaert. [1]
Du service militaire, Thelen connaissait également Charles Spreksel, âgé de 25 ans, et réussit à le convaincre de rejoindre le groupe Smit en août 1940. Ils passaient beaucoup de temps ensemble, mais n’étaient pas vraiment des amis proches. Thelen emmenait Spreksel avec lui chez différentes personnes à la recherche d’armes. [2]
On ne sait rien de ses motivations, mais le fait est qu’en septembre ou octobre 1941, Thelen avait déjà pris l’initiative d’envoyer une lettre au représentant allemand de la province du Limbourg, W. Schmidt, dans laquelle il révélait l’existence du groupe Smit. [2]
Il a ensuite été dirigé vers la SiPo à Maastricht. Là, il a dit tout sur le groupe Smit. On lui demanda de cesser ses activités de résistance, mais de continuer à surveiller le groupe. Thelen pensait qu’on ne pouvait pas faire l’un sans l’autre, peut-être parce qu’il craignait que ça attirerait l’attention. Il a donc été arrêté aussi.
Depuis son arrestation le 2 février 1942 jusqu’à la capitulation (de l’Allemagne hitlérienne), Thelen fut emprisonné sans interruption dans des camps. Il s’y comportait de manière inappropriée. Il collaborait constamment avec les Allemands et prétendit être « ethniquement allemand ». C’était l’une des raisons pour lesquelles ses codétenus le rejetaient.
Il était emprisonné à Natzweiler, Dachau et Flossenbürg [2], entre autres. Il fut libéré près de ce dernier camp en 1945. À son retour en tant qu’ancien prisonnier des camps de concentration, il s’installa à Heerlen. [3]
Il échappa plus tard aux poursuites judiciaires en s’engageant dans la Légion étrangère française. Il semble avoir continué à vivre là-bas après sa retraite, puisqu’il mourut à Marseille à l’âge de 92 ans. [4]
Notes
Cammaert, A. P. M. (1994). Het verborgen front: Geschiedenis van de georganiseerde illegaliteit in de provincie Limburg tijdens de Tweede Wereldoorlog, Rijksuniversiteit Groningen.Hoofdst. 2. De eerste militair-civiele verzetsformaties p.111
Harry van Dijck Een verraderlijke geschiedenis uit Heerlen over Charles Spreksel en de groep Smit, uit: Themanummer Tweede Wereldoorlog van MijnStreek, 2019 Nr.3, p. 4 ff.