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Kamp Vught
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AEL
Oranje-Hotel
 
La chanson des dix-huit morts


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Buchenwald, 1945

Camps de concentration

L’économie nationale-socialiste était parasitaire. Elle s’appuyait essentiellement sur le travail forcé et, après le début de la guerre, sur le pillage des territoires occupés.La pire forme de travail forcé avait lieu dans les camps de concentration.
Très rapidement après leur prise de pouvoir en 1933, les nazis ont commencé à construire des camps de concentration. Les premiers détenus des camps étaient des opposant.e.s politiques ( communistes, socialistes, ecclésiastiques et autres critiques du système ), suivis plus tard par des Roms ( Wikipedia Porajmos ), des homosexuels, des Témoins de Jéhovah, des handicapés mentaux et de prétendus « asociaux » ( Aktion T4 ) [1]. Après le début de la guerre, les camps pour les prisonniers de guerre sont venus s’y ajouter, dans lesquels le traitement des Russes en particulier ne différait pas de celui pratiqué dans les autres camps. En Pologne et en Biélorussie, des camps d’extermination [2] furent installés, dont l’objectif principal était l’extermination industrielle de personnes, en particulier des Juifs et des Roms. Comme il s’agit ici de la résistance dans le Limbourg, seul le camp d’extermination d’Auschwitz, où des résistants du Limbourg furent assassinés aussi, est mentionné ci-dessous.
Ces camps n’avaient pas seulement pour but d’enfermer les opposant.e.s politiques, les personnes considérées comme inférieures et les prisonniers de guerre. Une grande partie des hommes allemands devant partir au front, il manquait beaucoup de main d’œuvre dans l’industrie et l’agriculture, ce que les prisonniers devaient compenser. En raison de ce double objectif, l’historiographie et la jurisprudence distinguent clairement les camps de concentration en tant que camps de travail des camps de travail forcé ouverts, où il ne s’agissait « seulement » d’exploitation. [3] Vers la fin de la guerre, lorsque les SS ont commencé à évacuer les camps dans la panique devant l’avancée des troupes alliées ( marches de la mort [4] ) et à les regrouper, ces différences se sont estompées.

Wikipedia

  1. Aktion T4 • NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  2. VernietigingskampenVernichtungslagerExtermination campsCentres d’exterminationCampos de extermínio
  3. Economie van nazi-Duitsland: DwangarbeidNS-ZwangsarbeitForced labor in Nazi concentration camps Travail forcé dans les camps de concentration nazisTrabalho forçado na Alemanha Nazi
  4. DodenmarsenTodesmärscheDeath marchesMarches de la mortMarchas de la muerte (Español)

De nombreux résistant.e.s du Limbourg et d’ailleurs étaient transporté.e.s dans un camp de concentration, généralement en Allemagne, après leur arrestation et leur éventuelle condamnation lors d’un procès pour l’exemple, et beaucoup d’entre eux ne sont jamais revenu.e.s. Ces camps faisaient souvent partie d’un système de camps principaux et camps satellites.
Ces camps satellites étaient généralement situés à proximité ou à l’intérieur d’usines auxquelles les prisonniers étaient loués comme esclaves par les SS-Totenkopfverbände avec un profit élevé, ou près des sites de construction d’installations de défense, par exemple, près de Ladelund, un camp satellite de Neuengamme pour les prisonniers qui devaient construire le Friesenwall, qui ne fut jamais mis en service, par exemple, Charles Bongaerts.
Vous trouverez ci-dessous une liste des camps de concentration où la plupart des résistant.e.s du Limbourg furent assassiné.e.s. Pour commencer, un Verzeichnis der Konzentrationslager und ihrer Außenkommandos ( liste des camps de concentration et de leurs camps satellites ) du ministère allemand de la Justice avec tous les camps, et une explication de Wikipedia, ce qu’était en faite un camp satellite ou camp satellite.


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  Auschwitz /Oświęcim

Clôture avec fil de fer barbelé à courant fort au camp de concentration d’Auschwitz I

Les résistants limbourgeois tombés qui étaient d’origine juive moururent tous à Auschwitz, sauf Rudolf Bloemgarten, qui fut fusillé dans les dunes près de Bloemendaal. Le premier camp d’Auschwitz était situé près de la ville polonaise d’Oświęcim [1][2]. Il s’agissait d’une ancienne caserne polonaise, initialement aménagée en camp de concentration pour des résistants et criminels polonais de Silésie. Plus tard, d’autres camps et usines furent ajoutés, notamment ceux d’IG Farben. L’ensemble du Sperrgebiet (zone fermée), d’Auschwitz comprenant les camps de travail couvrait finalement 40 kilomètres carrés. À Auschwitz, les premières expériences furent menées pour utiliser le désinfectant Zyklon B en tant que moyen de meurtre de masse.

  1. Open Street Map
  2. Wikipedia: Oświęcim
  3. International Auschwitz Committee DeutschEnglishFrançaisPolsku Międzynarodowy Komitet Oświęcimski
  4. Wikipedia: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês

1942-08-14 David Leo Cahn † Auschwitz
1943-01-31 Ernst Berets † Auschwitz
1945-01-21 Gerard L.R. Soesman † Auschwitz/Oświęcim
1945-03-15 Louis van Blijdestein † Auschwitz

  Neuengamme

Neuengamme était un système entier de camps sous le contrôle de la SS, qui en tirait beaucoup d’argent. Le camp principal était situé près de Hambourg [1][2]. L’un des camps satellites était le Kommando Neustadt dans la baie de Lübeck, près de Neustadt.
Pendant la semaine du 18 au 26 avril 1945, 5000 prisonniers et gardes SS de Neuengamme furent emmenés de là à bord du Cap Arcona par le navire Athen, le navire Thielbek (2800 prisonniers) et le navire Deutschland IV. Les intentions des SS en agissant ainsi n’ont jamais été élucidées avec certitude.
Les navires furent bombardés par les Alliés dans les derniers jours de la guerre, le 3 mai 1945. Ceux-ci ont supposé qu’il s’agissait de navires de transport de troupes, et c’était peut-être exactement le but avisé. Après tout, les navires n’avaient nulle part où aller. De cette façon, les SS espéraient probablement se débarrasser facilement de ces prisonniers gênants. Après le bombardement, de nombreux prisonniers naufragés furent massacrés alors qu’ils étaient encore dans l’eau [3].
Le plus grand camp satellite de Neuengamme se trouvait à Salzgitter. Là, tant de résistants, de prisonniers de guerre et d’autres personnes ont été forcés de travailler dans l’industrie lourde que vous trouverez une section supplémentaire pour Salzgitter ci-dessous. Des autres camps satellites étaient Ladelund [4] et Sandbostel [5].


wikimedia:
Cap Arcona 3-5-1945
  1. Open Street Map
  2. Website: NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol
  3. Cap Ancona (Wikipedia) NederlandsDeutschEspañol
  4. Außenlager Ladelund (Wikipedia): Deutsch
    Website EnglishDeutsch
  5. Sandbostel Stalag X-B (Wikipedia) NederlandsDeutschEnglishFrançais

1942-01-10 Bernhard Holty /Holtij † Neuengamme
1942-05-15 Peter Johannes Sijbers † Neuengamme
1942-06-22 Lambert Kraft † Neuengamme
1942-11-06 Johan Theodoor van Veldhoven † Neuengamme
1942-11-07 H.Peter Schillings † Neuengamme
1942-11-12 Mans Dorst † Neuengamme
1942-11-14 Hein Tholen † Neuengamme
1942-11-14 Maricus van de Wetering † Neuengamme
1942-11-17 Engelbert Joseph Vinerius /Vienerius † Neuengamme
1942-12-01 Pierre Dresen † Neuengamme
1942-12-04 Egbert Wolf † Neuengamme
1942-12-05 Bernard Th. Gotjé † Neuengamme
1942-12-13 Johan/Johann Krol/Kroll † Neuengamme
1942-12-14 Roelf H. Bartels † KZ Neuengamme
1942-12-14 Johan Schillings † Neuengamme
1943-01-02 Gerrit J. van der Gronden † Neuengamme
1943-01-04 Douwe Verhagen † Neuengamme
1943-01-07 Jos Narinx † Neuengamme
1943-01-15 Hendrik Keesman † Neuengamme
1943-01-21 Nol Tersteeg † Neuengamme
1943-02-05 Hendrik A.C. Meulensteen † Neuengamme
1943-02-11 Guido Droitcourt † Hauptlager Neuengamme
1943-02-12 André Bos † Neuengamme
1943-03-01 Frans Jozef Schaaks † Neuengamme
1943-03-04 Jan M. Duijnkerke /Duin… /Duyn… † Neuengamme
1943-03-19 Gerrit Jansen † Neuengamme
1943-03-29 Sjef Janssen † Hamburg-Neuengamme
1943-04-03 Dirk Hage † Neuengamme
1943-04-30 Albert Koenders † Neuengamme
1943-05-02 Stephanus Hubertus Vallen † Neuengamme
1943-05-25 Elbertus Frederikus Busch † Neuengamme
1943-05-25 Petrus Frantzen † Neuengamme
1944-11-08 Mathieu Marie Joseph Antoine Dumoulin † Fuhlsbüttel Neuengamme
1944-11-19 Pieter Mathijs Erkens † Neuengamme
1944-11-23 Charles M.H.J. Bongaerts † KZ Ladelund, KZ Neuengamme
1944-11-23 Mathias Hendrikus Timmermans † Kdo Husum-Schwesing, Neuengamm
1944-11-24 (Ed)Mond Houtappel † Neuengamme
1944-11-25 Leo Moonen † Neuengamme
1944-12-15 Emilius Antonius Hubertus Maria Merckelbach /Merkelbach † Neuengamme
1944-12-19 Hendrik Kammeraat † Neuengamme
1944-12-25 Karel Hendrik Cobben † Neuengamme
1944-12-27 Jacques Joseph Carlos Marie Luske † Hamburg-Neuengamme
1944-12-31 Jacob Schutte † Neuengamme
1945-01-04 Hendricus Fredericus Jan Hokke † Neuengamme
1945-01-04 Jozef van Hövell tot Westerflier † Meppen (sub. Neuengamme)
1945-01-04 Theo Pérée † Neuengamme
1945-01-11 Dominicus Hylarius /Hilarius Ettema † Neuengamme
1945-01-14 Johan Beyleveld † Neuengamme
1945-01-20 Piet van Rhee † Neuengamme
1945-01-22 Fons Berger † Neuengamme
1945-01-22 Martin Hubertus Driessen † KZ Neuengamme, Bergedorf
1945-01-24 Arie van den Munckhof † Neuengamme
1945-02-06 Wilhelmus Hub. Hoeben † Kdo. Meppen-Versen (Neuengamme
1945-02-06 Eelco Kortrijk † Neuengamme
1945-02-11 Jo S.H. Lokerman † Neuengamme
1945-02-18 Hermanus Bernardus Arnoldus Geerlings † Hamburg-Neuengamme
1945-02-20 Peter van Eijk † Neuengamme
1945-02-22 Jan van Hout † Neuengamme
1945-02-22 Jan (Johannes Franciscus) van Hout † KZ Neuengamme
1945-02-24 Antoon Gerrit Guillaume van Hilten † Neuengamme
1945-03-01 Jan Alphons Dieteren † Neuengamme
1945-03-03 Leendert L. Sluymers † Hamburg-Neuengamme
1945-03-10 Lambertus C.M. Ravenhorst † Neuengamme
1945-03-12 Max Meiler † Neuengamme
1945-03-14 Hendrikus Antonius Hubertus Brouwers † Neuengamme
1945-03-20 Wouter Hoogakker † Kdo. Meppen-Versen (Neuengamme
1945-04-01 Gerhardus A. Erdkamp † Neuengamme
1945-04-03 Willem /Willy Putman † Kdo. Meppen-Versen (Neuengamme
1945-04-24 Peter Will † Transport vanuit Neuengamme
1945-04-25 Daniël van Vugt † Kdo. Sandbostel, Neuengamme
1945-05-03 Arnold van Geenen † KZ Neustadt, Neuengamme
1945-05-03 Lambert /Bert van Lee † Lübecker Bucht
1945-05-03 Hubertus Hendrikus Ritzen † Lübeckerbucht
1945-05-03 Hein Senster † Lübecker Bucht
1945-05-05 Johannes Mathias Schreurs † Neuengamme
1945-05-06 Johannes Theodorus Antonius Martens † Kdo. Sandbostel, Neuengamme
1945-05-06 Mathias Hubertus Ummels † Neuengamme


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Asput Kamp Vught [5]

  Kamp Vught

Le Kamp Vught, appelé par l’occupant Konzentrationslager Herzogenbusch (camp de concentration de Bois-le-Duc) parce qu’il se trouvait à proximité de Bois-le-Duc, était le seul camp de concentration SS en dehors de l’Allemagne.

De Vught, entre autres, 15.000 Juifs furent déportés, dont presque personne ne survécut à la guerre. Pour les Juifs, Kamp Vught était un camp de transit. La plupart des Juifs ont été déportés à Westerbork dans la province de Drenthe et, de là, vers les camps d’extermination allemands en Pologne. [1]

En fait, les Nazis voulaient ensuite en faire un camp modèle, pour le bien de l’opinion publique néerlandaise, car ils espéraient apparemment toujours la rallier à leur cause. Mais le 15 janvier 1944, sous le commandant sadique Hauptsturmführer Adam Grünewald, cela tourna au cauchemar.
Vous trouverez plus de détails sur la page consacrée à la tragédie du bunker ou bunkerdrama. [2]

En août et septembre 1944, alors que les Alliés se rapprochaient de plus en plus, au moins 450 résistant.e.s furent fusillé.e.s sur le champ de tir du camp dans la forêt voisine, fusillades dont furent également victimes de nombreux.ses résistant.e.s limbourgeois.es, dont les dirigeants de la LO qui avaient été arrêtés à Weert le 21 juin 1944. Ces exécutions de Deppner atteignirent leur apogée aux alentours du Dolle Dinsdag ( Mardi fou ) [4]. Lorsque les Alliés arrivèrent, le camp était abandonné. Des milliers de détenu.e.s avaient été déporté.e.s en Allemagne. Les hommes au camp de concentration de Sachsenhausen et les femmes au camp de concentration de Ravensbrück. [1]

Dans l’actuel mémorial national de Kamp Vught, il y a sur l’ancien champ de tir un monument et un mur commémoratif portant les noms des fusillé.e.s. [9]

Les asputten ( puits de cendres ) derrière le crématoire du camp de Vught contiennent les restes mortels de personnes qui y furent assassinées. [5]

  1. BHIC (Brabants Historisch Informatie Centrum) Concentratiekamp Vught
  2. Bunker Tragedy
    Wikipedia: NederlandsDeutschEnglish
  3. Wikipedia NL : Deppner-executies
  4. Wikipedia: Dolle Dinsdag NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol
  5. tracesofwar.nl Asputten
  6. Website: NederlandsNederlandsDeutschEnglishFrançais
  7. Wikipedia Kamp Vught DeutschEnglish Español
  8. Kamp Open Street Map
  9. Fusilladeplaats Lunettenlaan 600, 5260 AA, Vught
    https://www.4en5mei.nl/oorlogsmonumenten/zoeken/2074/vught-monument-op-de-fusilladeplaats

1943-01-27 Jan Hendriks † kamp Vught
1943-02-16 Jules Louis Antoine van Oppen † Vught
1943-02-24 Chris Heuts † Kamp Vught
1943-04-23 Emma Horn † Vught
1943-11-22 Franciscus Hubertus Antonius Henderson † kamp Vught
1944-01-16 Nelly Adriana Jeannette de Bode † Vught
1944-07-21 Antonius Johannes Kuerten † Vught
1944-07-21 Jean Maurice Muller † Kamp Vught
1944-08-11 André Gubbels † Kamp Vught
1944-08-11 Jacobus Everhardus Janssen † Vught
1944-08-11 Johannes Antonius Linders † Kamp Vught
1944-08-11 Cornelis Klaas Noordermeer † kamp Vught
1944-08-11 Nicolaas Cornelis van Oosterhout † Kamp Vught
1944-08-11 Marcel Stoffels † Vught
1944-08-19 Jan Dahmen † Vught
1944-08-19 Gerard Antoon Smulders † Vught
1944-08-30 Harry Miltenburg † Kamp Vught
1944-09-04 Marinus Spillenaar Bilgen † Vught
1944-09-05 Karel C. van Berckel † Kamp Vught
1944-09-05 Henricus Joannes Hubertus Boers † Vught
1944-09-05 Josephus Johannes Stephanus Boers † Vught
1944-09-05 Constant Jozef Ernest Cornips † Kamp Vught
1944-09-05 Wiel Grooten † Kamp Vught
1944-09-05 Joseph van Hulst † kamp Vught
1944-09-05 Henry /Harry Meijer † Vught
1944-09-05 Frans Nies † Vught
1944-09-05 Wim A. Rooyackers /Rooijackers † Vught
1944-09-05 Karel Simmelink † Vught
1944-09-05 Johannes Franciscus Snijders † Vught
1944-09-05 Jacques J. de Weert † Kamp Vught
1944-09-05 Oscar Wolters † Vught
1944-09-08 Johan Guelen † Kamp Vught
1944-09-08 Hendrikus Fredericus Hendriks † Vught
1944-09-08 Jan J. Hendriks † Vught


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  Sachsenhausen

Sachsenhausen 1943. Source: 542 Squadron (RAF) →

Le camp de concentration de Sachsenhausen fut construit dans la ville d’Oranienburg, au nord de Berlin, à partir de 1936 [1]. Les Jeux Olympiques se sont déroulés à Berlin à la même époque. Il n’est pas identique au camp de concentration appelé Oranienburg, qui existait auparavant ( de 1933 à 1934 ) à un autre endroit, à Oranienburg également. Sachsenhausen fut nommé d’après la banlieue du même nom [2].
Il fut conçu en forme de triangle afin que l’ensemble du complexe puisse être contrôlé depuis la porte principale avec une seule mitrailleuse. Voir la photographie aérienne prise par la Royal Air Force en 1943 et la carte Open Street Map. [1]

Le 11 mai 1942, les exécutions des condamnés du premier procès OD [3], qui s’est déroulé en partie à Maastricht, eurent lieu à Sachsenhausen. Les 24 personnes condamnées à mort à Maastricht furent transportées le 9 mai 1942 et furent fusillées à Sachsenhausen, probablement à la Hinrichtungsgraben ( tranchée d’exécution ). Ils figurent en partie sur cette liste, même s’ils n’avaient pas d’autre lien avec le Limbourg. Ils étaient en grande partie membres de l’OD ou Ordedienst [4], d’où le nom du procès. À Maastricht et Amersfoort, 65 membres de l’OD et 10 membres du groupe autour de Herman Bolt furent condamnés à mort. Parmi ceux-ci, 63 condamnations furent confirmées à Utrecht et exécutées à Sachsenhausen.

  1. Open Street Map
  2. Wikipedia, KZ Sachsenhausen : NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  3. 1. OD-proces, Maastricht
    2. Het eerste OD-proces
  4. Ordedienst
  5. Website: DeutschEnglish
  6. Wikipedia, List of subcamps Sachsenhausen • EnglishDeutschFrançais

0000-00-00 Harry Holla † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1942-05-03 Richard Leonard Arnold Schoemaker † Sachsenhausen (Oranienburg)
1942-05-03 Willem Louis Voncken † Sachsenhausen
1942-05-11 Johan Bakker † Oranienburg
1942-05-11 Willem de Boer † Oranienburg
1942-05-11 Berend ten Bosch † Oranienburg
1942-05-11 Jacob Buikes † Oranienburg
1942-05-11 Wilhelmus Fredericus Burger † Oranienburg
1942-05-11 Antoine Pierre Marie Fauchey † Oranienburg
1942-05-11 Gerard Catharinus van Grootheest † Oranienburg
1942-05-11 Tijmen Bastiaan Huurman † Oranienburg
1942-05-11 Willem Christiaan Albert Kroes † Oranienburg
1942-05-11 Petrus Josephus Maria Kuntz † Oranienburg
1942-05-11 Jacob Lopes de Leaô Laguna † Oranienburg
1942-05-11 Johan George Alexander van Medenbach de Rooy † Oranienburg
1942-05-11 Johan Coenraad Meijer † Oranienburg
1942-05-11 Bernardus Marcus Miché † Oranienburg
1942-05-11 Arnold Michels † Oranienburg
1942-05-11 Pieter Johannes Schuijl † Oranienburg
1942-05-11 Jaap Sickenga † Oranienburg
1942-05-11 Alex Klaas Smidt † Sachsenhausen
1942-05-11 Harmen Smink † Sachsenhausen
1942-05-11 Daniel Johan Smit † Sachsenhausen
1942-05-11 Nicolaas van der Stad † Oranienburg
1942-05-11 Ludovicus Franciscus Verstrijden † Oranienburg
1942-05-11 Cornelis van ’t Woudt † Oranienburg
1942-05-11 Johannes J. Zomer † Oranienburg
1942-12-13 Victor Quaedvlieg † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1942-12-30 Chris H.J. Peussens /Peusens † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1943-01-13 Godefriedus Henricus Konings † KZ Sachsenhausen
1943-03-02 Karel Joseph Diederen † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1944-04-18 M.J. (Sjef) Haan † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1944-09-02 Guus Hermans † KZ Sachsenhausen
1944-09-13 Johannes Franz Vuist † Sachsenhausen
1944-11-15 Ant. M. Schilte † Sachsenhausen,
1944-12-08 Joseph W. Ummels † Sachsenhausen
1944-12-29 Hub Hamers † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1945-01-06 Petrus Antonius Josephus Janssens † KZ Sachsenhausen
1945-02-02 Ferdinand Marie Joseph Hubert van Oppen † Sachsenhausen
1945-02-13 Johan Anna Heesbeen † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1945-02-15 Willem Plas † Oranienburg, Sachsenhausen
1945-02-23 Giel /Gel Duijckers /Duijkers † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1945-03-15 Jan van Soest † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1945-05-03 Jan J. Hendrikx /Hendrickx † Oranienburg/Sachsenhausen

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  Natzweiler

À droite : Plaque mémorielle des 86 juifs transférés du camp d’Auschwitz et puis gazés aux fins d’expérimentations pseudo-scientifiques par le professeur Hirt en août 1943

Le camp de Natzweiler-Struthof [1][2] comprenait environ 70 camps satellites dans les régions d’Alsace et de Moselle ( redevenues françaises ) ainsi que de l’autre côté du Rhin, par exemple à Dautmergen. Il avait été désigné comme Nacht- und Nebellager ( camp de nuit et brouillard ). Les gens étaient censés y disparaître sans laisser de trace. En règle générale, il s’agissait de résistants venus de toute l’Europe occupée. Leurs proches ne devaient jamais être informés de leur décès. [3]
Les personnes mentionnées ci-dessous etaient toutes emprisonnées à Natzweiler, mais certaines furent transférées plus tard et moururent ailleurs, comme vous pouvez le constater dans la liste.

  1. Open Street Map
  2. Wikipedia Natzweiler: NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol
  3. Wikipedia Nacht und Nebel: NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol

1944-03-03 Jan Joseph Roks (Rocks?) † Natzweiler-Struthof
1944-07-11 Niek Benedic † Natzweiler
1944-12-07 Johan Herman Lubben † Bergen-Belsen
1945-01-07 Charles Spreksel † KZ Schömberg, KZ Natzweiler
1945-02-08 Jozef J.G. Partouns † Vaihingen
1945-02-13 Jean-Michel Caubo † Natzweiler, Außenkommando Daut
1945-02-20 Jan Brinkman † Dachau
1945-04-27 Paulus Anthonius Engeln † KZ Mauthausen-Ebensee
1945-05-06 Gerard Tielen † Dachau

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  Salzgitter

Logo de la société Hermann-Göring-Werke, utilisé par Salzgitter AG jusqu’aux années 1980 et par Salzgitter Maschinenbau AG jusqu’à aujourd’hui.

Afin d’exploiter les importants gisements de minerai de fer dans la région de Salzgitter, mentionnés pour la première fois dès 1310, les nationaux-socialistes ont fondé le 15 juillet 1937 les Reichswerke Hermann Göring (Hermann-Göring-Werke) [1]. Une grande réforme communale et de nombreuses implantations industrielles s’en sont suivies. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux travailleurs forcés y furent également employés. Ils étaient fortement menacés par leurs conditions de travail déplorables, mais aussi par les nombreux bombardements alliés.
La région de Salzgitter comptait de nombreux camps d’habitation et de travail [2], dont une partie était des camps de concentration.
Le plus grand, à Salzgitter-Drütte [3], était l’un des nombreux camps satellites du système de camps de Neuengamme. Il se trouvait sur le site des Hermann-Göring-Werke à Drütte, un quartier de Salzgitter, et avait environ 2800 détenu.e.s. [3][7].
Le camp spécial 21 ou Arbeitserziehungslager Watenstedt-Hallendorf ( camp d’éducation !) fut créé par les « Göringwerke » en mars 1940 en tant que camp de punition pour les esclaves étrangers et aussi pour dissuader et discipliner la population allemande à proximité de Hallendorf, un village de la ville de Salzgitter. Une punition particulièrement dure et redoutée était le travail dans les scories rougeoyantes de Salzgitter-Drütte, que les détenus appelaient « Schlacke-Drütte ». Il était intentionnel que ce travail entraîne la mort ou de graves brûlures, voire une intoxication au gaz. Au moins 300 détenus y ont perdu la vie ainsi. Le gardien Fritz Panske à lui seul avait abattu 60 détenus au kommando Schlacke-Drütte.
Le camp 24 à Reppner [5] était à l’origine un camp d’habitation pour des ouvriers du bâtiment, il fut ensuite transformé en camp de concentration et fut bientôt appelé "camp de la mort 24".
Le village de Watenstedt comptait 380 habitants en 1933. La construction des usines des Hermann Göring Werke et des aciéries de Braunschweig toutes proches à partir de 1937 changea brusquement la situation. De nombreux camps de travail furent créés autour de Watenstedt. Fin août 1943, 16992 habitants étaient recensés [6].

  1. Wikipedia Reichswerke Hermann Göring: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  2. Wikipedia D: Liste der Wohn- und Arbeitslager im Salzgittergebiet
  3. Wikipedia KZ-Außenlager Salzgitter-Drütte : DeutschFrançais
  4. Wikipedia D: Arbeitserziehungslager_Hallendorf
    Hallendorf Open Street Map
  5. Wikipedia D: Reppner, Lager_24
    Reppner Open Street Map
  6. Wikipedia D: Watenstedt, Bevölkerungsentwicklung
  7. Salzgitter AG, ex Hermann Göring Werke Salzgitter Open Street Map
  8. Gedenk- und Dokumentationsstätte KZ Drütte NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol

1944-11-22 Lodewijk Franssen † Salzgitter-Watenstedt
1945-01-30 Antoon van der Burgt † Salzgitter-Watenstedt
1945-02-02 Piet Billekens † Salzgitter-Drütte
1945-02-18 Peter (Piet) Roodbeen † Salzgitter-Watenstedt
1945-03-11 Hendrik Hoeymakers /Hoeijmakers † Salzgitter-Reppner
1945-05-07 Jozef Baeten † Salzgitter-Barum

Vrouwen van Ravensbrück
1. Wikimedia

 

2. Wikimedia

  Ravensbrück

Image 1 : Vrouwen van Ravensbrück ( Français : femmes de Ravensbrück ) est un mémorial situé à l’est de la Museumplein à Amsterdam, en mémoire des femmes assassinées dans le camp de concentration nazi de Ravensbrück.
Image 2 : Plan du camp de concentration de Ravensbrück avec Siemenslager [4] et « Jugendschutzlager Uckermark » pour filles et jeunes femmes [3]

Le camp de concentration pour femmes de Ravensbrück faisait partie d’un complexe de camps, à quatre-vingt-cinq kilomètres au nord de Berlin [1]. Ravensbrück fut construit à l’automne 1938 par des détenu.e.s du camp de concentration de Sachsenhausen.
Il s’agissait du plus grand camp de concentration pour femmes dans ce que l’on appelait l’ancien Reich allemand à l’époque du national-socialisme [2]. Avec le camp pour hommes situé à proximité immédiate, des entreprises industrielles, le camp de concentration d’Uckermark pour filles et jeunes femmes [3] et le camp Siemens de Ravensbrück [4], le seul site industriel se trouvant à l’intérieur d’un camp de concentration, le camp de concentration de Ravensbrück formait un complexe de camps.
En outre, il existait un grand nombre de camps annexes du camp de concentration, voir la liste des camps annexes du camp de concentration de Ravensbrück [5].

  1. Open Street Map
  2. Wikipedia : NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  3. Wikipedia KZ Uckermark: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  4. Wikipedia D: Siemenslager Ravensbrück
  5. Wikipedia D: Liste der Außenlager des KZ Ravensbrück

1944-01-24 Anna Pijnacker Hordijk † Ravensbruck
1944-09-11 Marie Hubertina Theodora Vliexs † Opglabbeek (B)
1945-02-06 Jenny Tripels † Ravensbrück
1945-02-18 Berendje van Assen-Grolleman † Ravensbrück
1945-02-19 Jacqueline Henrica Smeets-Hendrickx † KZ Ravensbrück
1945-03-17 Jacoba Maria Pulskens † Ravensbrück
1945-07-11 Hélène Schoenmaeckers † Sankt Gallen (CH)


 
Wiener Graben
wikimedia

  Mauthausen

Image 1 : Lien vers une carte des camps satellites de Mauthausen.
  Source: mauthausen-memorial.org [2].
Image 2 : La carrière Wiener Graben [1.2.], Mauthausen

À partir du 8 août 1938, cinq mois après l’annexion de l’Autriche au Reich allemand, le camp de concentration de Mauthausen fut établi à proximité d’une carrière de granit existante. Les prisonniers devaient y extraire du granit pour les ouvrages pompeux des nazis, sous le régime le plus dur qui soit pour les camps : « Lagerstufe III », niveau de camp III. La même chose s’est produite dans le camp satellite de Gusen [4]. Un grand réseau de camps satellites, répartis dans toute l’Autriche et travaillant pour l’industrie d’armement allemande, fut créé. Cliquez sur la carte ci-contre pour l’agrandir [2]. Les détenus des deux premiers camps de Mauthausen et Gusen étaient principalement des opposants politiques, comme des résistants.
À partir de mai 1944, des détenus juifs de Hongrie et de Pologne furent emmenés en grand nombre à Mauthausen. Ce sont eux qui avaient le moins de chances de survivre.
Entre la construction du camp en août 1938 et sa libération par l’armée américaine en mai 1945, près de 190 000 personnes ont été déportées à Mauthausen. Parmi eux, au moins 90.000 ont trouvé la mort. [2]

Un exemple des nombreux camps satellites : en 1942/43, deux camps furent construits du côté nord et du côté sud du col de Loibl pour servir d’annexe au camp de concentration de Mauthausen : Loibl Nord et Loibl Sud. Les détenus du camp transférés de Mauthausen au camp de concentration de Loibl ont été utilisés pour la construction du tunnel de Loibl. [5]

Le poète grec Iakovos Kambanellis, survivant du camp de concentration de Mauthausen, a écrit à ce sujet le cycle Μαουτχάουζεν (Mauthausen), qui a été rendu mondialement célèbre par le compositeur Mikis Theodorakis. La musique fut notamment jouée à plusieurs reprises dans l’ancien camp de concentration. [7]

  1. Open Street Map :
    1. KZ-Gedenkstätte Mauthausen, Erinnerungsstraße 1, 4310 Mauthausen
    2. Wiener Graben (Granitsteinbruch Mauthausen)
    3. Gusen III - Außenlager von KZ Mauthausen
    4. KZ EbenseeEbensee KZ-Gedenkstollen
  2. Website: NederlandsDeutschEnglishFrançais • Español
  3. Wikipedia KZ Mauthausen: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  4. KZ Gusen:
    WikipediaDeutschEnglishFrançaisEspañol
    KZ Gusen, KZ Gusen Memorial Committee (english)
  5. KZ-Gedenkstätte Loibl
    Loibl-Nord Open Street Map
  6. Wikipedia, KZ-Ebensee: NederlandsDeutschEnglishFrançais • Español
  7. Ballad of Mauthausen
    Wikipedia DeutschEnglish
    YouTube, 2 songs from Mauthausen Andonis, Asma Asmaton Theodorakis / Farandouri, live in Pireaus
  8. holocaustmusic.ort.org Mauthausen

1944-09-07 Kees Droogleever-Fortuyn † Mauthausen
1945-02-10 Jan Ubachs † Mauthausen Gusen
1945-03-01 Leo Dael † Mauthausen
1945-03-02 Cornelis Gijsbertus Peters † Mauthausen
1945-03-05 Antonius Lodewijk Joseph Mooren † Mauthausen
1945-03-05 Math Speetjens † Mauthausen
1945-03-09 Jan Dael † Mauthausen
1945-03-09 Tom Schiphorst † Mauthausen
1945-03-25 Willem Heber † Mauthausen
1945-04-05 Sjeng Tholen † Mauthausen (A)
1945-04-11 Martin H. Brouns † Mauthausen
1945-04-27 Paulus Anthonius Engeln † KZ Mauthausen-Ebensee
1945-05-02 Sef Pernot † Mauthausen?


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  Buchenwald

La dernière baraque conservée  

Le camp de concentration de Buchenwald, officiellement KL Buchenwald, était l’un des plus grands camps de concentration sur le sol allemand. Il fut en activité entre juillet 1937 et avril 1945 sur l’Ettersberg, près de Weimar. Au total, environ 266 000 personnes originaires de tous les pays européens y étaient emprisonnées durant cette période. Le nombre de morts est estimé à environ 56 000. [2]
Des expériences médicales ont été menées, par exemple en infectant les prisonniers avec des maladies pour tester des vaccins. Ou bien on leur infligeait des blessures de guerre pour tester des méthodes de traitement.
La plupart des camps satellites, comme le camp principal, étaient affectés à une production spécifique, les prisonniers étant massivement exploités et parfois assassinés. Pourtant, bien sûr, il ne s’agissait pas de camps de travail comme les camps de travaux forcés ouverts, mais de camps de concentration. [3]
Il y avait de nombreux résistants parmi les prisonniers. Il n’est donc pas surprenant qu’ils se soient organisés même pendant leur emprisonnement. Vers la fin de la guerre, avec un succès croissant. Ils cachaient des enfants juifs et les sauvaient ainsi du camp de la mort, ils sabotaient également d’autres déportations vers les camps de la mort, ils y arrivèrent de s’emparer d’une radio avec laquelle ils contactaient les Alliés en approche. Pendant un raid aérien en août 1944, ils réussirent à voler et à cacher des armes. Cependant, il était clair pour eux qu’ils ne pouvaient pas encore entrer en combat ouvert avec les SS. Par conséquent, ils n’ont pas pu empêcher que 28 000 personnes du camp principal et au moins 10 000 prisonniers des camps satellites soient envoyés dans des marches de la mort et des « trains d’évacuation » via une soixantaine de routes entre le 7 et le 10 avril 1945. Entre 12nbsp;000 et 15nbsp;000 personnes en moururent. Lorsque les troupes américaines approchent le 11 avril 1945 et que une partie des gardes SS doivent se battre, le groupe de résistance arrête 125 hommes SS et déclare le camp libéré.

  1. Open Street Map Gedenkstätte Buchenwald Weimar, Thüringen, 99427, Deutschland
  2. Wikipedia: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  3. Liste der Außenlager des KZ Buchenwald

1942-12-09 Kees (Cornelis) Rombouts † Buchenwald
1943-04-05 Dirk Snippe † Buchenwald (Weimar)
1943-04-06 Lubbert Bos † KZ Buchenwald
1944-02-24 Carlos M. Nieuwland † Buchenwald
1944-05-11 Louis Joseph Gulikers † Bitterfeld (Buchenwald)
1944-08-30 Hub. Kerres † Buchenwald
1944-12-20 Frans A. Cobbenhaegen † Buchenwald
1945-02-09 Jan Jozef Hendrix † Buchenwald
1945-02-13 Frans Helwegen † Buchenwald
1945-02-18 Gerardus Hermkens † Buchenwald
1945-02-25 Willem Hendrik Marie Jansen † Buchenwald
1945-03-02 André /Armand de Lauwere † Buchenwald
1945-03-05 Theodorus Joannes Gerardus Pierre Frissen † Buchenwald
1945-03-08 Hubert J. Jamin † Buchenwald
1945-03-12 Petrus M. Verhasselt † Buchenwald
1945-03-14 Petrus P. van Hal † Buchenwald, Weimar
1945-03-28 Peter Windhausen † Buchenwald
1945-04-06 Piet Peters † Buchenwald
1945-04-06 Antonius Gerardus (Antoon) Timmermans † Buchenwald
1945-04-10 Herman Charles Joseph Hoogendijk † Buchenwald
1945-04-23 Sjeng Bisschoff † Buchenwald


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  Dachau

Tous les détenu.e.s nouvellement arrivé.e.s devaient passer par le portail en fer forgé de l’édifice Jourhaus avec l’inscription cynique « Arbeit macht frei » ( le travail rend libre ). 

Le 22 mars 1933, quelques semaines après l´élection d´Adolf Hitler à la chancellerie, un camp de concentration pour prisonniers politiques fut établi à Dachau. Il servit de modèle aux camps de concentration construits ultérieurement et d´« école de la violence » pour les officiers SS, sous la direction desquels il était placé. Pendant douze ans, plus de 200 000 personnes ont été internées dans le camp principal ou dans l´une de ses commandos extérieurs. 41 500 personnes y furent assassinées. Le 29 avril 1945 les troupes américaines libérèrent les détenu.e.s survivant.e.s. [2]
Son organisation et sa structure spatiale ont ensuite servi de modèle pour la construction de nouveaux camps de concentration. Le régime nazi le présentait comme un camp modèle et comme un moyen de découragement pour les dissidents politiques. Dachau était un site d’entraînement pour les gardes SS et les responsables SS qui furent ensuite détachés dans les camps d’extermination, entre autres. Dachau n’était pas un camp d’extermination en tant que tel. Cependant, plus de prisonniers et prisonnières politiques y furent assassiné.e.s que dans tout autre camp. Sur les 206 000 personnes qui y étaient emprisonnées, au moins 41 500 sont mortes. Il y avait 1935 hommes néerlandais non-juifs et 200 femmes néerlandaises non-juives emprisonné.e.s. On ne sait pas exactement combien de Néerlandais juifs ont passé des périodes plus ou moins longues à Dachau en tant que camp de transit, en raison des transports et des marches de la mort vers Dachau en mars et avril 1945. [3]
Aujourd’hui, le site abrite le Centre de commémoration de Dachau, qui est visité chaque année par environ 800 000 personnes du monde entier. [2]

  1. Open Street Map
  2. Website: NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol
  3. Wikipedia: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês

1942-07-27 Harry Zwaans † Dachau
1942-09-14 Harrie Rijnders † Dachau (D)
1942-12-28 Robert Regout † Dachau
1944-03-21 Louis Asselmans † Dachau II
1945-02-03 Gène Hougardy † Dachau
1945-02-08 Joannes Franciscus Hubertus Aloysius Caris † Dachau
1945-02-20 Jan Brinkman † Dachau
1945-02-23 Lambert Vlemmings † Dachau
1945-02-25 Alphonse Sonneville † Dachau
1945-03-29 Ger Fleischeuer † KZ Allach, Dachau
1945-04-21 Hubertus Verhoeven † Dachau
1945-04-29 Leo J.H. Kluitmans † Dachau
1945-05-06 Gerard Tielen † Dachau


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  Bergen-Belsen

Plan de l’ancien camp de concentration de Bergen-Belsen [1.1.] et du cimetière aux prisonniers de guerre soviétiques [1.2.]. 

Le texte suivant est une partie du dépliant [2.2.], un téléchargement du site web [2.1].

Le Mémorial de Bergen-Belsen est situé à environ 60 kilomètres au nord-est de Hanovre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site était l’emplacement d’un camp de prisonniers de guerre géré par la Wehrmacht, l’armée allemande à l’époque. Les 20 000 prisonniers de guerre qui y moururent, pour la plupart originaires d’Union soviétique, furent enterrés dans un cimetière situé à environ un kilomètre du camp.
En 1943, les SS prirent possession de certaines parties du terrain et y établirent un camp de concentration. Au moins 52 000 hommes, femmes et enfants moururent dans ce camp, la plupart au cours des derniers mois de la guerre. Lorsque les troupes britanniques libèrent Bergen-Belsen le 15 avril 1945, elles trouvèrent des milliers de corps non enterrés et des prisonniers complètement émaciés, dont beaucoup étaient aux portes de la mort.
Les victimes du camp de concentration furent enterrées dans des fosses communes sur le terrain de l’ancien camp. Aujourd’hui, des tombes, des monuments et des pierres commémoratives rappellent leurs souffrances et leur mort.
Quelques fondations sont les seules traces structurelles du camp qui subsistent encore.
Après la libération, un camp pour les displaced persons ( personnes déracinées ) fut installé dans l’ancienne caserne de la Wehrmacht située à proximité. Jusqu’en 1950, jusqu’à 12 000 personnes habitaient dans ce camp, le plus grand camp de personnes déplacées d’origine juive en Allemagne.

  1. Open Street Map
    1. Concentration Camp
    2. Soviet POW cemetery Hörsten
  2. 1. Website: DeutschEnglish
    2. Leaflet: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês
  3. Wikipedia: NederlandsDeutschEnglishFrançaisPortuguês

0000-00-00 Emile A.F. Goossens † Bergen-Belsen
0000-00-00 Johannes Meulendijks † Bergen-Belsen
1944-04-05 Jo Giebels † Bergen Belsen
1944-05-07 Joseph Ludovicus Franssen † Bergen-Belsen
1944-12-07 Johan Herman Lubben † Bergen-Belsen
1945-02-23 Willem van Soest † Bergen-Belsen
1945-02-27 Hein Lochtman † Bergen Belsen
1945-03-02 Leonardus Mattheus Verdonschot † Bergen-Belsen
1945-03-09 V.L.Servaas Ramakers † Bergen-Belsen
1945-03-13 Jan Willem Berix † Bergen-Belsen
1945-03-17 Jacques Knops † Bergen-Belsen
1945-03-20 Gerardus van Beckhoven † Bergen-Belsen
1945-03-22 Jan Willem Slangen † Bergen-Belsen
1945-03-31 Frans P.M. van Cann † Bergen-Belsen
1945-03-31 Adrianus Hubertus Josef Merkx † Bergen-Belsen
1945-04-02 J. Leo Moonen † Bergen-Belsen
1945-04-09 Hendrik Jacob Vullinghs † Bergen-Belsen
1945-04-15 Jacobus Johannes Naus † Bergen-Belsen
1945-04-24 Leo Penders † Bergen-Belsen
1945-04-27 Bernhard J. Baars † Bergen-Belsen
1945-05-31 Wiel Creusen † Bergen-Belsen
1945-05-31 Herman Kroezen † Bergen-Belsen?
1945-05-31 Herman L.M. Kroezen † Bergen-Belsen?
1945-05-31 Alphons J.A. van der Mullen † Bergen-Belsen
1945-05-31 Mathijs Rutten † Bergen-Belsen
1945-05-31 Hendrik Sikkes † Bergen-Belsen
1945-05-31 Jozef Mathieu Starren † Bergen-Belsen


1. Wikimedia

 

2. Wikimedia

  AEL (Arbeits-Erziehungs-Lager)

Photo 1 : Mémorial au réservoir de la Versetalsperre à Lüdenscheid. [2.1.]
L’AEL Hunswinkel était située à ce qui est maintenant le fond du réservoir. La plaque de bronze fut piquée par des voleurs de métaux en 2014 et fut ensuite remplacée par un panneau en acrylique.
La plaque portait le texte :

Dans la vallée de la Verse, plus bas que cet endroit se trouvait le Arbeitserziehungs- und Konzentrationslager Hunswinkel entre 1940 et 1945. Parmi les milliers de prisonniers originaires de l’Union soviétique, l’Allemagne, la Pologne, la Belgique, la France, l’Italie, la Yougoslavie et les Pays-Bas, au moins 550 ont péri de faim, du travail dur, des coups et des fusillades.
52 ans après le règne des nationaux-socialistes, le 21 juin 1997

Photo 2 : Großbeeren, le mémorial du camp dit « Arbeitserziehungslager » ( camp d’éducation par le travail ). [2.2.][3]

À l’époque du national-socialisme, les camps de punition qui servaient principalement et initialement à discipliner et rééduquer les dissidents, les opposants politiques, les chômeurs de longue durée et les travailleurs forcés étrangers portaient la désignation officielle de Arbeitserziehungslager (AEL, camps d’éducation par le travail). Ces travailleurs forcés étrangers étaient généralement logés dans des camps de travail ouverts, où ils étaient généralement mieux traités que les détenu.e.s des camps de concentration. Cependant, beaucoup d’entre eux s’absentaient du "Arbeitsdienst" (service du travail) et se cachaient, par exemple avec l’aide de l’organisation de résistance néerlandaise "Aussenministerium". Ceux qui étaient ensuite rattrapés étaient, selon l’interprétation officielle, des fainéants qui devaient être rééduqués. D’où le nom dérisoire de ces camps. Ils furent mis en place à partir de 1940 par la police secrète d’État (Gestapo), souvent en collaboration financière avec des entreprises qui profitaient du travail forcé nazi. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y avait environ 200 de ces camps dans le Reich allemand et les territoires occupés ; 500 000 personnes y sont passées, la plupart avec des séjours temporaires.

  1. Wikipedia: AEL NederlandsDeutschFrançais
  2. Open Street Map
    1. Großbeeren Gedenkstätte für die Opfer des Faschismus
    2. Versetalsperre Gedenktafel Schatten der Vergangenheit
  3. porta-polonica: Großbeeren DeutschEnglishPolsku
  4. geschichtswerkstatt-merseburg.de: AEL Spergau und Zöschen

1943-11-09 Pierre Heynen † AEL Mülheim
1944-01-18 Charles Joseph Nijst † AEL Groß-Beeren, Kreis Teltow
1944-01-28 Jan Loogman † AEL Großbeeren, Kr. Teltow
1944-02-09 Jacob Halbe VeenstraHelgoland
1944-08-18 Johannes Aussems † AEL Zöschen, Kr. Merseburg
1945-02-28 Hubertus Conaert † Straflager Köln, AEL?
1945-03-01 Wilhelmus Hubertus van Mil † AEL Zöschen /Leuna
1945-03-17 Alphonsus Antonius Pieter Hubertus Ceulen † AEL Hunswinkel
1945-03-22 Louis Rietjens † AEL Hunswinkel, Kr. Altena
1945-03-24 Andreas Gerardus Willem Boijmans † AEL Hunswinkel, Kr. Altena
1945-04-09 Wim Kasdorp † AEL Hunswinkel (D)


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  Kamp Amersfoort, Leusden

Photo : L’homme de pierre" ( 1953 ), prisonnier devant le peloton d’exécution au camp d’Amersfoort. L’ancien prisonnier Frits Sieger est l’auteur de ce mémorial sur le lieu de l’exécution. [1]

D’août 1941 à avril 1945, quelque 47.000 personnes y ont été détenues par les nazis. Les gardiens allemands, aidés par des collaborateurs néerlandais non moins fanatiques, soumettaient leurs prisonniers à un régime caractérisé par du travail dur, de l’épuisement, de la faim et de mauvais traitements. 650 détenus n’ont pas survécu à leur séjour dans le camp, 383 d’entre eux furent exécutés à proximité immédiate. [2]
À partir d’août 1941, le camp servait aux occupants allemands en tant que camp de transit de la police d’Amersfoort (Polizeiliches Durchgangslager Amersfoort, P.D.A.). Des membres de la résistance, environ 2 500 Juifs, des communistes, des otages, des criminels (présumés ou non) tels que des vendeurs au noir, 273 citoyens américains, environ 123 Témoins de Jéhovah et 100 prisonniers de guerre soviétiques de tout genre et de tout sexe y étaient emprisonnés. Ces derniers étaient principalement originaires d’Ouzbékistan.
Après un agrandissement de sept baraques et une courte fermeture, le camp a été rouvert en mai 1943 en tant que prison de police élargie d’Amersfoort (Erweitertes Polizeigefängnis Amersfoort). Il fallait transférer la plupart des prisonniers vers le camp de concentration de Vught pendant la reconstruction. Le camp de concentration a acquis une fonction supplémentaire et joue désormais un rôle central en tant que camp de collecte et de transit pour les jeunes hommes arrêtés qui avaient tenté d’échapper au travail forcé en Allemagne en passant dans la clandestinité. [3]
Vous trouverez donc dans la liste ci-dessous des noms de personnes qui furent assassinées dans le camp lui-même ou sur la Leusderheide, ainsi que des noms de personnes qui furent emprisonnées ici pendant un certain temps et moururent ailleurs.

  1. https://www.tracesofwar.nl/sights/221/De-Stenen-Man-Kamp-Amersfoort.htm
  2. www.tracesofwar.nl Nationaal Monument Kamp Amersfoort
  3. Wikipedia: Kamp Amerfoort • NederlandsDeutschEnglishFrançaisEspañol
  4. Kamp Amersfoort & Leusder Heide
    Open Street Map
    https://www.tracesofwar.nl/sights/221/Waar-ligt-De-Stenen-Man-Kamp-Amersfoort.htm

0000-00-00 Harry Holla † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
0000-00-00 Petrus SpanLeusderheide
1941-01-27 Johan van DijkLeusden
1942-01-10 Bernhard Holty /Holtij † Neuengamme
1942-02-06 Guillaume (Giel) MakaLeusden
1942-05-03 Richard Leonard Arnold Schoemaker † Sachsenhausen (Oranienburg)
1942-05-03 Willem Louis Voncken † Sachsenhausen
1942-05-11 Gerard Catharinus van Grootheest † Oranienburg
1942-05-11 Willem Christiaan Albert Kroes † Oranienburg
1942-05-11 Jacob Lopes de Leaô Laguna † Oranienburg
1942-05-11 Bernardus Marcus Miché † Oranienburg
1942-05-11 Arnold Michels † Oranienburg
1942-05-15 Peter Johannes Sijbers † Neuengamme
1942-12-05 Bernard Th. Gotjé † Neuengamme
1942-12-13 Victor Quaedvlieg † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1943-01-15 Hendrik Keesman † Neuengamme
1943-02-10 Armand Guillaume Henri MaassenLeusden
1943-02-16 Jules Louis Antoine van Oppen † Vught
1943-02-24 Chris Heuts † Kamp Vught
1943-03-01 Frans Jozef Schaaks † Neuengamme
1943-03-25 Huub Jongen † Bremen
1943-11-22 Franciscus Hubertus Antonius Henderson † kamp Vught
1944-02-09 Jacob Halbe VeenstraHelgoland
1944-04-04 Gerard Frank Smits † Utrecht
1944-06-16 Petrus Ummels † Berlin-Spandau
1944-07-21 Johannes Antonie van EldertLeusden
1944-07-21 Johannes Hendrikus EversLeusderheide
1944-07-21 Ernest George van GeunsLeusden
1944-07-21 Henricus Ignatius LinssenLeusden
1944-07-21 Jozef Marius Rodriguez /RodriguesLeusden
1944-07-21 Christiaan Canisius ToussaintLeusden
1944-07-21 Petrus Laurentius Treytel /TreijtelLeusderheide
1944-07-21 Arp WagterLeusden
1944-08-11 Nicolaas Cornelis van Oosterhout † Kamp Vught
1944-11-01 Frans Coehorst † Zwickau
1944-11-08 Mathieu Marie Joseph Antoine Dumoulin † Fuhlsbüttel Neuengamme
1944-11-25 Leo Moonen † Neuengamme
1944-12-07 Johan Herman Lubben † Bergen-Belsen
1944-12-25 Karel Hendrik Cobben † Neuengamme
1944-12-27 Jacques Joseph Carlos Marie Luske † Hamburg-Neuengamme
1945-01-04 Hendricus Fredericus Jan Hokke † Neuengamme
1945-01-07 Charles Spreksel † KZ Schömberg, KZ Natzweiler
1945-01-11 Dominicus Hylarius /Hilarius Ettema † Neuengamme
1945-01-14 Johan Beyleveld † Neuengamme
1945-01-22 Martin Hubertus Driessen † KZ Neuengamme, Bergedorf
1945-02-06 Wilhelmus Hub. Hoeben † Kdo. Meppen-Versen (Neuengamme
1945-02-06 Eelco Kortrijk † Neuengamme
1945-02-08 Joannes Franciscus Hubertus Aloysius Caris † Dachau
1945-02-20 Peter van Eijk † Neuengamme
1945-02-22 Jan (Johannes Franciscus) van Hout † KZ Neuengamme
1945-03-01 Jan Alphons Dieteren † Neuengamme
1945-03-10 Lambertus C.M. Ravenhorst † Neuengamme
1945-04-24 Peter Will † Transport vanuit Neuengamme
1945-04-27 Paulus Anthonius Engeln † KZ Mauthausen-Ebensee
1945-05-01 Albertus Jacobus Schers † Sandbostel
1945-05-03 Arnold van Geenen † KZ Neustadt, Neuengamme


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Livre des morts Oranjehotel


  Oranjehotel & Waalsdorpervlakte

Het lied der achttien dooden (La chanson des dix-huit morts) de Jan Campert dans le journal ( à l’époque encore ) clandestin Vrij Nederland du 21 février 1943. Il s’agit du poème le plus célèbre sur la résistance, écrit peu après la première exécution de masse aux Pays-Bas, le 13 mars 1941, sur la Waalsdorper­vlakte [1]

La couleur nationale des Pays-Bas est l’orange. Cela a un rapport avec la famille royale. Car leurs ancêtres, depuis Guillaume le Taciturne (Guillaume d’Orange) et le roi anglais Guillaume III d’Orange jusqu’à la Révolution française, étaient également chefs d’État de la principauté française d’Orange. À cause de Guillaume III, les Unionistes d’Ulster s’appellent toujours Orangistes.
Pendant l’occupation allemande, l’orange est devenu la couleur de la « petite résistance ». Les gens buvaient démonstrativement de la limonade orange sur les terrasses et d’autres choses. Lorsque les Allemands ont commencé à utiliser la prison de Scheveningen de plus en plus fréquemment pour la détention de résistants, elle a rapidement reçu le nom honorifique d’Oranjehotel. [2]

Sur les murs extérieurs de la prison, ce poème anonyme fut affiché à maintes reprises depuis 1941 :
In deze bajes / zit geen gajes / maar Hollands glorie / potverdorie!
Dans cette taule, il n’y a pas de racaille, mais la gloire de la Hollande, sacrément.
La plupart des résistants et des otages qui y ont atterri ont été emmenés en Allemagne après un certain temps, par exemple, les victimes du procès OD à Maastricht.

A proximité, dans les dunes, se trouve la Waalsdorpervlakte [4.2.], une ancienne zone d’entraînement militaire. Elle était utilisé par les occupants pour des exécutions. Voir la liste des résistants exécutés sur la Waalsdorpervlakte [3]. Cela a commencé avec le résistant juif Ernst Cahn [5] et un peu plus tard avec les 18 morts susmentionnés, qui étaient tous emprisonnés à l’Oranjehotel pendant leur procès.
Wikipedia Oranjehotel • NederlandsDeutsch

  1. Wikipedia: Het lied der achttien dooden
  2. Wikipedia: Oranjehotel NederlandsDeutsch
  3. Wikipedia: Waalsdorpervlakte NederlandsDeutschEnglishItaliano
  4. Open Street Map
    1. Oranjehotel Van Alkemadelaan, 2597 BP Scheveningen, Den Haag, NL
    2. Fusillade- en herdenkingsterrein Waalsdorpervlakte
  5. Wikipedia: Ernst Cahn NederlandsDeutsch

1942-05-03 Richard Leonard Arnold Schoemaker † Sachsenhausen (Oranienburg)
1942-05-11 Johan Bakker † Oranienburg
1942-05-11 Willem de Boer † Oranienburg
1942-05-11 Berend ten Bosch † Oranienburg
1942-05-11 Jacob Buikes † Oranienburg
1942-05-11 Wilhelmus Fredericus Burger † Oranienburg
1942-05-11 Antoine Pierre Marie Fauchey † Oranienburg
1942-05-11 Gerard Catharinus van Grootheest † Oranienburg
1942-05-11 Tijmen Bastiaan Huurman † Oranienburg
1942-05-11 Willem Christiaan Albert Kroes † Oranienburg
1942-05-11 Petrus Josephus Maria Kuntz † Oranienburg
1942-05-11 Jacob Lopes de Leaô Laguna † Oranienburg
1942-05-11 Johan George Alexander van Medenbach de Rooy † Oranienburg
1942-05-11 Arnold Michels † Oranienburg
1942-05-11 Pieter Johannes Schuijl † Oranienburg
1942-05-11 Jaap Sickenga † Oranienburg
1942-05-11 Alex Klaas Smidt † Sachsenhausen
1942-05-11 Harmen Smink † Sachsenhausen
1942-05-11 Daniel Johan Smit † Sachsenhausen
1942-05-11 Nicolaas van der Stad † Oranienburg
1942-05-11 Ludovicus Franciscus Verstrijden † Oranienburg
1942-05-11 Cornelis van ’t Woudt † Oranienburg
1942-12-13 Victor Quaedvlieg † KZ Sachsenhausen, Oranienburg
1943-09-23 Adrianus Reinardu Nas † Wassenaar, Waalsdorpervlakte
1944-01-24 Anna Pijnacker Hordijk † Ravensbruck
1944-08-11 Cornelis Klaas Noordermeer † kamp Vught
1944-08-11 Nicolaas Cornelis van Oosterhout † Kamp Vught
1944-11-08 Mathieu Marie Joseph Antoine Dumoulin † Fuhlsbüttel Neuengamme
1945-01-04 Jozef van Hövell tot Westerflier † Meppen (sub. Neuengamme)
1945-03-12 Cornelis /Cornelius van den Broek † Rotterdam
1947-02-13 Eugène Roomberg † Maastricht

La chanson des dix-huit morts ( Het lied der achttien dooden )

Des hommes qui pleurent à cause de la poésie : Ed van Thijn

Les hommes ne pleurent pas à cause de poésie. Mais si ? Dans la collection "Poèmes qui font pleurer des hommes", plus de soixante hommes éminents des Pays-Bas et de Flandre nous disent quel poème leur fait monter les larmes aux yeux. Dans les semaines à venir, HP/De Tijd présentera certains de ces "hommes qui pleurent". Cette semaine, l’ancien politicien néerlandais du PvdA (parti travailliste), Ed van Thijn (1934), parle du poème de Jan Campert, Het lied der achttien dooden ( La chanson des dix-huit morts ).

« Chaque jour encore - les huit premiers lignes sont accrochées dans mon bureau - ce poème me transperce le cœur. J’avais six ans lorsque la guerre commença, et dix lorsque je fus libéré par les Canadiens au camp de Westerbork. Entre-temps, j’ai eu dix-huit adresses, dont trois en captivité. À Noël 1944, par exemple, j’étais assis dans une cellule de prison avec trois codétenus adultes. À côté de notre cellule se trouvait la cellule de la mort, d’où les cris de désespoir parvenaient parfois jusqu’à nous.; »

« J’ai pu survivre à la guerre grâce à un jeune groupe de résistance qui a pu amener 220 enfants sur un total de 1000 adresses. Le groupe de résistance était composé de 14 hommes et femmes qui risquaient leur vie chaque jour. Quatre d’entre eux n’ont pas survécu à la libération. Remco Campert, le fils de Jan Campert, écrivit plus tard dans le poème

Quelqu’un pose la question
 
La résistance ne commence pas par de grands mots
mais avec de petits actes
(…)
quelqu’un pose la question
quelqu’un résiste
et puis quelqu’un encore.
et quelqu’un encore
et encore

La question que je me suis posé toute ma vie et que je me pose encore : comment est-il possible que je sois en vie et que eux ne soient plus là ?»

La chanson des dix-huit morts
Jan Campert, 1902 1943 Neuengamme
Wikipedia NL DE EN FR)

Een cel is maar twee meter lang
en nauw twee meter breed,
wel kleiner nog is het stuk grond,
dat ik nu nog niet weet,
maar waar ik naamloos rusten zal,
mijn makkers bovendien,
wij waren achttien in getal,
geen zal den avond zien.

O lieflijkheid van licht en land,
van Holland’s vrije kust,
eens door den vijand overmand
had ik geen uur meer rust.
Wat kan een man oprecht en trouw,
nog doen in zulk een tijd?
Hij kust zijn kind, hij kust zijn vrouw
en strijdt den ijdlen strijd.

Ik wist de taak die ik begon,
een taak van moeiten zwaar,
maar ’t hart dat het niet laten kon
schuwt nimmer het gevaar;
het weet hoe eenmaal in dit land
de vrijheid werd geëerd,
voordat een vloekbre schennershand
het anders heeft begeerd.

Voordat die eeden breekt en bralt
het miss’lijk stuk bestond
en Holland’s landen binnenvalt
en brandschat zijnen grond;
voordat die aanspraak maakt op eer
en zulk Germaansch gerief
ons volk dwong onder zijn beheer
en plunderde als een dief.

De Rattenvanger van Berlijn
pijpt nu zijn melodie, —
zoo waar als ik straks dood zal zijn,
de liefste niet meer zie
en niet meer breken zal het brood
en slapen mag met haar —
verwerp al wat hij biedt of bood
die sluwe vogelaar.

Gedenkt die deze woorden leest
mijn makkers in den nood
en die hen nastaan ’t allermeest
in hunnen rampspoed groot,
gelijk ook wij hebben gedacht
aan eigen land en volk —
er daagt een dag na elken nacht,
voorbij trekt iedre wolk.

Ik zie hoe ’t eerste morgenlicht
door ’t hooge venster draalt.
Mijn God, maak mij het sterven licht —
en zoo ik heb gefaald
gelijk een elk wel falen kan,
schenk mij dan Uw genâ,
opdat ik heenga als een man
als ’k voor de loopen sta.