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Monastère des Jesuites

Original : 2464 × 3472 px

étaient partis dans leur patrie. Le supérieur et quelques autres pères s’étaient cachés chez le recteur du monastère de St.Pieter, Rector Eck , un oncle de ma femme.
Il m’a appelé avec la demande urgente de le visiter. Je pensais déjà que les sœurs de St. Pieter devaient être évacuées vers l’Allemagne. Elles étaient aussi d’origine allemande.
Mais dans la chambre du recteur les pères allemands étaient assis. Ils n’avaient qu’un grand souci. A savoir, les vases sacrés et les chasubles précieuses, auxquelles ils accordaient une valeur sacrée, ne devraient pas tomber entre les mains des SS païens.

Leur expulsion du monastère était déjà de quelques jours, et plusieurs familles à Valkenburg (en particulier les Caselli et Wijsbek-Caselli) avaient déjà mis en sécurité des peintures et d’autres objets facilement accessibles. Ils avaient pu le faire facilement parce que le monastère avait été abandonné pendant quelques jours. Mais maintenant, une entreprise de construction était là avec des travailleurs, pour préparer l’arrivée imminente d’une Reichsschule der SS (Ecole impériale de l’SS). Les pères me demandèrent si je, en tant que président de l’A.C., connaissais quelqu’un qui oserait faire sortir leurs objets précieux comme des monstrances, des calices, des chasubles et des reliques. Ils étaient dans un coffre-fort sous la sacristie de leur église. J’ai promis de voir ce qui pouvait être fait et ils m’ont donné les clés du monastère et de la sacristie.
Une autre fois, la coïncidence pure collabora. Le chef de chantier m’appela si nous puissions ramasser, laver et retourner le linge sale que les jésuites avaient laissé. Ce fut la chance de règler cette question en plein jour.
Toutes les fourgonnettes étaient en route, mais le cheval et la charrette étaient là. Donc j’y suis allé moi-même avec un voisin, Kaspar Donners, équipés de paniers à linge. Quand les paniers furent presque pleins, je suis également allé à la sacristie pour voir s’il n’y avait pas de « vêtements liturgiques sales » aussi. Nous avons mis les monstrances, les calices et les chasubles précieux sous les vêtements sales, et les travailleurs nous ont aidés à hisser les paniers lourds sur le wagon et Kaspar et moi nous sommes rentrés sans problèmes. L’oncle Eck pouvait calmer les pères, que tout était passé selon leurs souhaits. Mais nous nous étaient infligés une grande valeur de « fortune ennemie ». Mais ce n’était pas encore tout.
Le Reichsjugendführer Rosenberg provenait de Lituanie. Le nouveau conseil (du Reichsschule) voulait lui donner une collection de livres précieuses de Lituanie et il y avait quelque chose comme ça dans la bibliothèque des jésuites. Mais ils ne pouvaient rien trouver, car la caisse de fichier était tout mélangée. Ainsi, le père bibliothécaire fut ramené d’Allemagne. Il devait assembler la collection de livres. Eh bien, ce prêtre m’a demandé de continuer à laver le linge de la Reichsschule. Il dit de pouvoir cacher des livres sous les vêtements chaque fois que le conducteur de camionnette viendrait.
Il a également transbordé de petits livres lui-même, caché sous sa longue robe. Et donc chaque semaine, tant que le Père a travaillé là-bas, un livre précieux est venu chez nous. Dans la garde-robe de notre chambre, pendaient de précieuses chasubles brodées à la main, derrière nos vêtements, les calices et ciboires étaient cachés. Et dans l’archif derrière le bureau se trouvaient les vieux livres. En fanfare je me suis rendu compte que cette méthode de stockage mettait notre vies en danger.

Album : Résistance

Pierre Schunck
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