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 Pierre Schunck 1935

Pierre Schunck:
« On ne se décida pas pour la résistance »

 

Dans le texte qui suit ci-dessous, vous trouvez plusieurs fois la parole «plongeur». C’est la traduction littérale du mot Néerlandais «onderduiker». Pendant la guerre elle était utilisé pour tous les personnes, qui étaient cherchés par les Allemands et pour qu’il fut mieux de se cacher. C’est pour eux, que l’organisation L.O. fut fondé. Il s’agissait de Juifs, de pilotes alliés qui étaient tombés sur la Hollande, des jeunes hommes qui ne voulaient pas travailler en Allemagne pour remplacer les soldats allemands. Si vous savez un mot plus correcte pour les indiquer, je vous prie de me le communiquer
Cet article fut publié dans l’édition mémoriale (35 ans Auschwitz libre) du Nederlands Auschwitz Comité, 24me année n°1, 1980. C’est un interview avec Pierre Schunck (Ici vous pouvez lire le texte original: Je koos niet voor het verzet, allez à page 27).
Pendant la deuxième Guerre mondiale il fut le chef du rayon Valkenburg du mouvement de résistance néerlandais L. O..
Pour protéger soi même et les autres, l’on utilisait des alias qui avaient les mêmes initiales que le propre nom. Car à cette époque il fut encore très répandu que les initiales étaient écrites ou brodées dans le linge. Un exemple célèbre : Jean Moulin eut e.a. les surnoms Joseph Mercier et Jacques Martel. Les gens de la résistance ne connaissaient que les pseudonymes de leur camarades. Les vrais noms devenaient connus seulement après la guerre. Mais aux réunions et d’autres célébrations, on s’appelait la plupart du temps encore avec ces noms de résistance. Pierre Schunck portait le pseudonyme Paul Simons.

Des enregistrements de « Paul », qui habite à Valkenburg et y fut le directeur d’une blanchisserie, nous pouvions apprendre quelque chose sur la résistance au Limburg du Sud.
Comment on y parvenait à s’exposer à un aventure si dangereux comme la résistance ? On ne se décidait pas pour la résistance. C’étaient des événements, parfois de petits incidents, qui amenaient des gens comme moi, de monter au créneau. Le résultat était, qu’on avait fait quelque chose pour aider des autres, quelque chose qu’avait été interdit à par l’occupant. De cette manière l’on est parvenu d’une chose à la prochaine.


 Pierre Schunck 1935

Les premiers plongeurs 

Le 10 mai 1940, vendredi avant la Pentecôte. Un temps rayonnant. Des avions allemands dans le vol de dépression au-dessus de notre maison. Au centre de Valkenburg, les tanks ennemis montent au Cauberg. Nous sommes occupés.
Des soldats néerlandais, qui ont fait marcher un vieux canon sur le Cauberg, ont renversé le mastodonte au milieu de la rue pour gêner l’avant-marche et ils ont disparu. Ils sont assis à la pente du Polverbos (Le bois de l’autre coté de la rue. Arnold Schunck) et ils ne savent pas, ou aller. Je les vois.
Je ne pouvais donc pas laisser tomber les gars dans les mains de l’ennemi ?


 Gerda Cremers 1935

 Gerda Cremers 1935

On les a invité dans la maison et ma femme Gerda fut tout de suite occupée de leur servir un petit déjeuner fort. Ensuite il fallut transformer douze soldats en des civils. Avec beaucoup d’improvisation nous y sommes arrivés. Entre-temps le personnel eut commencé le travail quotidien. Des consultations avec les hommes du personnel produisaient quelques vêtements et le résultat de la transformation des soldats fut un peu bizarre.
De cette manière on a eu tout à coup les premiers plongeurs, car le transport à la maison n’était possible que pour quelques gars de la région.
Dans la semaine après la Pentecôte, le voyage de foyer pour les touristes échoués à Valkenburg fut organisé et nos gars partirent avec eux vers le nord. Quelquesuns d’entre eux ont renvoyé convenablement les vêtements prêtés.


 La blanchisserie

Mais maintenant aux armes et les uniformes qu’ils ont laissé. Johan de W. , notre chef mécanicien, sut une solution. «Nous brûlerons les uniformes sous le cuiseur à vapeur dans un feu joli, mais …» dit Johan «peut-être un jour nous aurons besoin d’urgence des fusils pour chasser ces boches.» Il sut ce qu’il fit : il démontait une pièce. Les armes furent graissées elles-mêmes grossement, elles furent enveloppées avec des chiffons et elles furent enterrées séparément dans le jardin. Les pièces qu’il avait tenues séparément furent graissées, elles furent emballées dans un petite caisse et cachées ailleurs. Il procéda ainsi pour que les fusils soient inutils pour les nazis, s’ils les trouveraient.

Des calices et des chasubles 

Pendant un an ne s’est rien passé. Les allemands ont fait les innocents, nos prisonniers de guerre ont pu rentrer à la maison et nous nous sommes demandés : «Pourquoi nous sommes exposés à un tel danger en aidant les gars ? Après tout ils sont officiellement et convenablement à la maison maintenant.» Jusqu’à Valkenburg s’est effrayé par la rumeur que l’SS ait expulsé les jésuites en Allemagne, et qu’ils aient saisi le cloître. La rumeur fut vraie en grande partie mais tous les pères ne furent pas partis. Le supérieur et quelques quelques autres pères s’eurent cachés chez recteur Eck, un oncle de ma femme. Et pasteur du cloître de franciscaines de St. Pieter à Valkenburg. Dans le cadre du Kulturkampf de Bismarck, entre 1871 et 1880, plusieurs cloîtres allemands furent fondés dans la région de Valkenburg. Parmi eux ces deux dont nous parlons ici. Recteur Eck avait grandi à la frontière D-NL, il eut un père allemand et pour cette raison il fut un directeur de conscience convenu à des religieuses allemandes. Celui-ci m’appela avec la demande pressante de venir chez lui.
Dans la pièce du recteur des pères allemands étaient assis. Ils eurent un grand souci, à savoir, que les vases sacrés et les chasubles précieuses auxquels ils accordèrent une importance sacrée, pourraient tomber dans les mains de l’SS païen. Des familles de Valkenburg avaient déjà mis en sécurité des peintures et d’autres choses accessibles — le cloître avait été abandonné pendant quelques jours. Mais maintenant une entreprise de construction fut là avec des travailleurs. Ils etaient en train de préparer la fondation d’une «Reichsschule der SS» (Ecole impériale de l’SS) à venir ici . Les pères me demandèrent si je connaissaissais quelqu’un qui oserait sauver leur possession précieuse en des calices et des ostensoirs et des reliques. Le hasard collabora de nouveau. Un directeur de construction m’appela si nous pourrions chercher, nettoyer et ramener le linge sale que les jésuites avaient laissé. Ce fut la chance de règler cette question en plein jour.
Le cheval et la charrette furent à la maison. J’y suis allé moi-même avec un voisin, muni de quelques paniers à linge. Nous répartîmes les ostensoirs, les calices et les chasubles sur les paniers sous le linge sale. Les travailleurs nous aidèrent à soulever les paniers lourds sur la charrette. Nous rentrâmes en sécurité à la maison et l’oncle Eck pouvait calmer les pères. Maintenant, nous fumes accablés d’une grande «fortune d’ennemi». Mais ça ne resterait pas tout.

Des armes avec des pommes de terre 

Paul et ses gens réussirent aussi à faire sortir clandestinement (sous le linge) de la bibliothèque du monastère des livres lituaniens et de cette manière à retirer les de la cupidité de Rosenberg, l’idéologue des nazis, qui fut de naissance de Lituanie. Ils réussirent aussi, avec les dames de l’«action catholique» et des paysans des environs, à installer une banque alimentaire pour les enfants comme alternative à la Winterhilfe (aide d’hiver) des nazis. Les gamelles furent magouillés dans la «Reichsschule» et mis au grenier de la blanchisserie de Paul.
Un matin de printemps en 1942, soudainement le bâtiment entier fut encerclé par une unité de la gendarmerie néerlandaise sous le commandement du sergent R. ( un NSB fanatique et un bûcheur ). ( La gendarmerie Néerlandaise était et est encore une unité militaire. Les grades y sont militaires aussi. Elle est appelée Maréchaussée Royale. ) Celui-ci entra chez moi sans s’annoncer et il dit : «Vous êtes sous la détention à cause de soupçons sur une détention d’armes interdite.» Je devrais montrer où les armes se trouvèrent. Quand je fis semblant d’être bête, il tira un bout de papier, sur lequel je pensa reconnaître l’écriture d’un nouvel employé. «Des armes enfouis dans le jardin, un revolver enfoui dans la cour, de la munition dans des tonneaux avec du savon». Entre-temps un gendarme creuse dans la cour sur la recherche du revolver. Le vicaire Horsmans arrive par le portail d’entrée et R. va à le rencontrer. Le gendarme me dit avec ses regards, qu’il a le revolver ouvertement dans le trou. Il le jette sur le tas de terre creusée et le couvre tout de suite avec une pelle de terre. Il continue à creuser avec de l’ardeur. Ma femme fut forcée de rester à l’intérieur. Tous les téléphones dans l’entreprise avaient été fermés et les filles furent comme clouées sur ses places. Quelques-unes d’entre eux pleuraient et sanglotaient haut et fort. Les hommes eurent sorti et ils firent obstacle aux policiers cherchants où qu’il était possible.
Heureusement pour moi le jardinier, Leo Dahmen, avait enfoui les armes profondement autre part et il eut construit un dépôt de pommes de terre dessus, comment il était courant pour le stockage d’hiver. Un autre tas de pommes de terre se trouva à la place qui était indiquée sur l’esquisse. Quand les policiers ont commencè à fouiller ce tas, la protestation forte est venu des employés masculins ; ils entouraient tous le tas. Là, ils ont crié des choses comme : Ce sont nos pommes de terre, mains à l’écart, ce dépôt est à nous, pas au chef, il a rien à voir avec ça etc. Le dépôt de pommes de terre fut fouillé quand même et ils n’y ont trouvé rien.

Mon fils n’est pas un criminel 

Dès ce moment-là, je pouvais rentrer à ma femme. Entre-temps, mes parents qui étaient venus de Heerlen avec un taxi et le vicaire Horsmans étaient là aussi. R. entra et il communiqua : «Nous avons trouvé du cuivre et vous devez vous en justifier avec les autorités allemandes. Pour cette raison, vous serez envoyé à Vught. » (Pendant la guerre un camp de concentration allemand y était situé.) Ma femme reçut ordre, de préparer des pyjamas et des articles de toilette pour moi. Ma femme se rebellait violemment et elle déclarait qu’elle était enceinte et qu’elle partirait ensemble avec moi à Vught. Je voulus encore parler avec le vicaire et je dis : «Je veux encore confesser avant de partir.» Ceci fut permis par R.. J’ai demandé le vicaire, à contacter Johan, le chef mécanicien, à cause des armes, ainsi que les jésuites à Maastricht à cause de ses propriétés, pour que ma femme Gerda ne coure plus du danger pendant ma captivité. Il réglerait tout.
Peu de temps après cette confession, R. ordonna à un gendarme de m’emmener. Je fus attaché à son poignet avec des menottes et nous devions aller ainsi à travers Valkenburg. Là, mon père vint dans l’action. «Mon fils n’est pas un criminel! Même s’il avrait caché des armes, je serais fier de lui. Il ne peut pas aller par les rues, attaché comme ça ! Un taxi attend dehors et j’exige que vous, Monsieur l’officier, permettez qu’il soit emporté avec le taxi. Si pas, je notifierai mon beau-fils donc son beau-frère, comment vous humiliez sa parenté immédiate. Et ce beau-fils est Ortsgruppenführer (Chef) de l’NSDAP (parti nazi allemand) à Heerlen.» R. céda et je suis allé en taxi à la station de police sur l’Emmaberg.
Là, l’adjudant fut assis dans son bureau. Le policier R. voulut m’enfermer dans la cellule, mais l’adjudant fit signe, que je dus venir dans son bureau. Il envoya le jeune homme et il me demanda très surpris «Est-ce qu’il y a des problèmes ?». «R. a trouvé du cuivre chez moi à la maison.» En ce moment il fut midi. L’adjudant appela sa femme, pour qu’elle me donne quelque chose à manger. Une grande tasse de bouillon vint avec un &oeulig;f battu dedans.
Plus tard, l’adjudant dit après une recherche soigneuse dans divers livres : «Réfère-toi à un décret de notre secrétaire général à La Haye au sujet de la livraison de cuivre, de prétendu au soutien de l’industrie ’néerlandaise’. C’est un cas pour le ministère public à Maastricht, pas pour l’SD.» ( SD = Sicherheitsdienst des Reichsführers-SS, service sécrète de l’SS )
R. entre, il m’ignore et il va au téléphone. L’adjudant qui est assis à côté de l’appareil, y met sa main dessus et il dit : «C’est un cas de cuivre ?» «Oui, et j’y dois informer l’SD.» L’adjudant le prévient qu’il va se fourrer fortement dans le pétrin chez le procureur s’il l’oublie dans cette chose. R. commence à discuter avec l’adjudant pourquoi je ne suis pas dans la cellule. «Cet homme est mon ami et je ne le ferme pas dans une cellule.»
R. décrocha le combiné. Je pus suivre la conversation avec le ministère public à Maastricht (qui en sut apparemment). Ils dirent que R. n’aurait rien d’autre à faire que la confiscation du cuivre et d’écrire un procès-verbal. Donc pas d’arrestation. Après cet entretien, R. vint à moi avec un visage renfrogné : «J’ai plaidé pour vous à Maastricht pour en rester là. Dès que mes gens m’informent qu’ils n’ont pas trouvé d’armes, vous êtes libre d’aller.» Le soir les hommes reviennent et ils n’ont rien trouvé. R. appelle ma femme avec sa voix la plus aimable et il dit qu’il aurait intervenu auprès des autorités judiciaires pour qu’il puisse me laisser aller.

Cours accéléré 

Il s’avéra plus tard que le vicaire, les parents et le procureur eurent informés par un ami à temps.
Encore le même soir quelques hommes dignes de confiance ont apporté les armes autre part, sans que moi je le sus. Deux policiers ramenèrent le cuivre et ils me conseillèrent de mettre les tonneaux avec le savon à un autre endroit. Peu de temps après, un frère des jésuites vint avec une caisse doublée avec du zinc dans lequel nous mîmes les calices etc. Nous avons caché cette caisse sans témoins ( on apprend beaucoup à ses dépens ! ) dans le garage, sous le carrelage. J’ai suspendu les chasubles dans un placard de la blanchisserie et comme d’habitude j’y ai attaché des cartes, mais avec les adresses de plusieurs cloîtres au Limbourg méridional. Mon père et moi avons caché les vieux livres dans un corridor autour du coffre-fort de l’ancien «Twentsche Bank» à Heerlen. ( En 1939 Peter Schunck eut acheté un immeuble de la Twentsche Bank à Heerlen pour pouvoir construire une arcadethinsp;: le passage entre l’Emmaplein et le marché.)
Avec quelques exagérations, mon histoire avec les armes s’est répandue comme une traînée de poudre à travers Valkenburg. Des gens que je connus à peine vinaient vers moi dans la rue pour me féliciter, l’un d’entre eux dit même qu’il sut une place pour les armes. Mais là j’ai appris une leçon dure. Depuis, je savais qu’il fallait procéder prudemment. On peut dire que j’ai reçu un cours accéléré de résistance.

Jan Langeveld 

Peu de temps avant la guerre, un conseiller fiscal spécialisé, Monsieur Stoffels de Bussum, me fut recommandé. Celui-ci était toujours réservé envers moi. Cependant, après cette perquisition son attitude était soudain plus ouverte et il parlait avec moi de la guerre et de l’ennemi.
En 1941, la licence pour la production de vêtements de travail de mineurs vint en danger pour la société Schunck à Heerlen si aucun appareil de production séparé ne serait pas instauré. On me demanda de m’accabler de cette organisation (ma véritable profession). Je débattais avec Stoffels sur l’administration et sur la direction de l’entreprise. Stoffels connaissait une personne à Amsterdam, qui venait de l’industrie textile et il proposa de le demander s’il avait envie de venir au Limbourg.
Après quelques jours, il est revenu avec la communication : en effet, le jeune homme - un célibataire - voudrait bien venir. Il est Juif et il vient sous un faux drapeau. Il préférerait avoir une possibilité d’habiter dans l’entreprise pour qu’il ne doive pas aller dans la rue. La préparation est terminée en 1942. J’avais faire séparer déjà derrière l’entrepôt une pièce, où le plongeur qui arriverait bientôt pourrait vivre. Je ne savais pas (encore) son nom réel et je ne voulais aussi pas le savoir. Pour moi, c’était Jan Langeveld, comme il était indiqué sur sa carte d’identité, qui fit une impression défectueuse du reste. On l’avait maltraité avec une gomme par quoi le papier avait été endommagé. Typiquement quelque chose pour se faire remarquer tout de suite à la première examination.
Après que Jan Langeveld était déjà installé dans notre entreprise et que personne parmi les employés qui avaient déménagés du palais de verre à la Geleenstraat avec des machines etc. n’avait pas montré le moindre étonnement — après tout, une nouvelle entreprise a aussi besoin d’autres gens — non seulement mon plongeur se sentait un peu plus à son aise, mais moi aussi. Nous sommes venus en contact avec un vicaire à Heerlen qui avait des problèmes avec l’habillement de ses co-humains qui plongeaient. Nous pouvions l’aider avec ses problèmes et il promit de faire quelque chose pour les papiers de notre plongeur. Le vicaire était Giel Berix. Le travail pour les plongeurs de ce vicaire n’eut pas encore de contact avec la résistance nationale. On essayait d’aider où c’était nécessaire. Seulement 1943, le tout fut organisé au niveau national, avec la participation de deux vicaires de Venlo et surtout d’un instituteur nommé Ambrosius, alias Jan Hendrikx. Et, d’abord ne tant que l’homme pour les vêtements des plongeurs et plus tard que le directeur du rayon de Valkenburg et ses alentours, je suis devenu membre de la résistance pour ainsi dire d’un incident à l’autre.
Si l’on m’aurait demandé soudainement: viens, participe & hellip ; je peux imaginer que je ne l’aurais pas fait, après une réflexion objective et à cause des dangers pour un homme marié avec des enfants et une entreprise avec des gens en danger également de perdre leur emploi. Mais là, je m’étais juste retrouvé dans cette situation. Je l’acceptais et je savais que ce devait être comme ça.

Redistribution 

Le premier contact entre moi et Giel Berix concernait son manque de vêtements de travail pour des étudiants plongeurs, qui étaient hébergés chez des paysans (1942). Giel proposait, en contrepartie pour mon soutien, de se procurer d’une carte d’identité et des tickets de rationnement pour le plongeur juif dans l’entreprise dit «le moulin"» à Heerlen.
Nous venions à un arrangement : les frais des vêtements de travail en ce qui concerne la consommation de tissu et des salaires versés seraient payés par Berix d’un fonds de l’évêché (fonds pour des nécessités particulières).
Il s’avéra que les matières nécessitées que Distex livrait dans de grandes quantités venaient de textiles d’entreprises juives saisies que l’on avait donné à Distex pour redistribuer. Distex n’écrivit pas de facture et par conséquent, la résistance ne devait pas payer ces livraisons. Comme Monsieur Hogenstein de l’entrepôt central de Distex à Arnheim, prit littéralement la redistribution, à savoir de Juifs pour des Juifs, il soulignait que les plongeurs juifs devaient avoir de la priorité à la dépense de vêtements.
De plus, nous convenions qu’aucune personne plongeante ne serait renvoyée à l’entreprise mais que leur besoin de vêtements serait transmis par des courriers.
Du besoin de vêtements plus compliqué était règlé par le directeur du bureau d’aide sociale municipal, Monsieur Cornips, avec moi. En raison de sa fonction, celui-ci était très compétent pour cela. Il s’agit de costumes, de vêtements, de manteaux etc. pour des familles étant cachés dans leur ensemble (surtout des Juifs ) et de costumes et de manteaux pour des prisonniers de guerre (principalement des Français) et des pilotes.

L’auberge aux plongeurs dans les cavernes de Meerssenerbroek 

Mon père exploitait une carrière de chaux avec un chaufour depuis les années 30 (A coté du Meersenerbroek entre Geulhem et Meerssen) . La chaux était broyée et elle était vendue aux agriculteurs comme engrais. Le directeur de cette entreprise était Heinrich S., un ingénieur d’exploitation minière. Il était un Allemand, qui a vécu en hollande déjà avant la guerre. Cependant, son activité principale se concentrait sur une carrière avec une commerce de pierres à Kunrade, également dans la possession de mon père.
Jusqu’en mai 1940, ce beau-frère a toujours donné l’impression à sur d’être profondément hostile contre le régime nazi. Pour cette raison, nous étions très étonnés d’apprendre qu’il avait été nommé chef du «ortsgruppenführer» (chef du groupe local) de la NSDAP (parti nazi allemande) à Heerlen et qu’il avait reçu une fonction de contrôle dans les Staatsmijnen (mines de l’état au Limbourg comme secrétaire de l’administrateur allemand des mines.
En 1942 j’appris par vicaire Berix que dans la caverne qui appartenait à mon père, un vicaire de Meerssen avait caché deux gars qui étaient cherchés par les Allemands. Des informations confirmaient ceci et je pouvais rendre une visite à ces gars. Le vicaire me jura, qu’il connut chaque membre individuel du personnel de la mine de chaux à Meerssen et que chacun fut complètement fiable. Mais il ne savait pas que le chef était un fonctionnaire du parti allemand.
Toutefois, le hasard jouait en notre faveur. Mon père était en train de discuter avec Heinrich S. sur le travail au niveau de la direction de l’entreprise, à cause de sa charge de travail dans la mine et dans le parti. Je connaissais un étudiant diplomé récemment à Louvain, il était ingénieur agricole. C’était un frère de notre vicaire à Valkenburg, un certain ingénieur diplômé Horsmans. Je lui demandais s’il n’avait pas envie de se charger provisoirement (tant que la guerre dura) du travail de mon beau-frère à Meerssenerbroek. Mon père et ce Monsieur Horsmans se mettaient d’accord.
Entre-temps, Berix et moi avions trouvé une idée pour ces cavernes. Notre jeune organisation était absolument dépendante de ses propres efforts pour offrir des endroits pour se cacher aux personnes poursuivies par l’ennemi. L’association à une organisation nationale (L.O.) ne fut pas encore réalisé et nous même la ne connûmes pas encore (seulement en 1943). Vu la situation tendue aux universités et les rafles de Juifs dans le nord, Berix craignait que nous devrions traiter soudainément de grands groupes de gens. Comme place d’acceuil provisoire, une telle caverne s’accorderait exactement. Les renseignements auprès du personnel à Meerssen sur le comportement de S. produisaient : «Nous ne le voyons que de temps en temps lors d’une visite très courte au bureau, au chaufour et dans la carrière à ciel ouvert. Dans les cavernes souterraines, il ne vient jamais et il ne s’y connaît pas là non plus».
Le fait qu’un permanent du parti allemand qui ne se connut pas dans la caverne y était directeur, le vicaire Berix trouvait plutôt positive. Les autorités allemandes n’auraient jamais des soupçons contre ce lieu là.
Il y avait deux cavernes complètement indépendantes l’une de l’autre. Vu de Valkenburg, la première caverne était derrière le chaufour. Elle était construite dans le vingtième siècle, très régulièrement, dans le modèle d’échiquier et réalisée comme carrière souterraine à la manière des arracheurs de blocs. La seule entrée était accessible et visible par tout le monde. La deuxième caverne était en dessous du verger de mon père et n’était plus utilisé pour l’extraction de calcaire. Son entrée était presque complètement caché pas des buissons, accessible seulement sur une pente raide. Devant l’entrée, se trouvait la petite maison de Gérard (Sjir) Jansen, un homme très simple mais un mec super, par et à travers fiable. Dans le passé, cette caverne a été utilisée par les pères Montfortans de Meerssen. Les jours de congé, leur élèves venaient peindre des peintures murales et ils se sont amusés aussi en imitant une chapelle clandestine de la manière comme elles se trouvent encore du temps de la Révolution Française dans les cavernes de Valkenburg et de Geulhem. Cette caverne a été choisi par nous pour être notre «auberge aux plongeurs».
Ce n’était pas notre intention d’établir ici un domicile durable pour cacher des gens ici. Néanmoins, il fallait devenir encore un peu plus confortable. Premièrement, il était assez humide et la température y est seulement entre 10° et 12° C pendant toute l’année, un peu trop frais pour se sentir bien. Berix savait une solution pour cela. L’un de ces connaissances dans le puits Oranje-Nassau organisa un long câble électrique pour la cachette. Par l’entremise d’une autre connaissance de Berix, un technicien du fournisseur d’électricité PLEM, se procurait pour l’installation sûre de chauffage électrique, de la lumière et un d’une cuisinière électrique. Les éléments de lumière, les radiateurs électriques et une plaque électrique j’avais trouvé dans le cloître des Jésuites ainsi que la vaisselle et des autres ustensiles de cuisine. Le câble fut branché directement au réseau dans le placard du compteur électrique de la carrière, avant le compteur.
En outre, il devrait y avoir une issue d’évasion, pour si l’entrée serait bloquée par l’ennemi. Elle fut créé en grattant une doline, un tube de glaise qui déboucha sur la Berger Heide (Bruyère de Berg) et qui devrait rester bien camouflé par les broussailles.
Nous devions aussi fournir des repas chauds pour les plongeurs. Plus tard, dans la période L.O., les tickets de rationnement étaient aucun problème. Mais nous ne pûmes pas encore y recourir dans le temps de planification. De la nourriture qui étaiet en fait destinée à la cuisine aux enfants dans la blanchisserie, ma femme dérivait la partie dont on avait besoin et elle cuisinait avec cela pour la caverne. Les jours ouvrables, la fourgonnette de la carrière de chaux venait chez nous chercher ces repas, pendant les week-end c’était à moi de le faire en vélo.
En été 1944 je voulus mettre la caverne la plus sûre à la disposition des futurs soldats des «Stoottroepen» (forces de frappe, unité de l’armée Néerlandaise, issu de la résistance) en tant que place de formation. Nous commencions aménager la caverne derrière la carrière pour le travail quotidien de l’auberge aux plongeurs. Avant que nous n’ayons cependant terminé ces traveaux, nous étions déjà libérés.

Welkom door burgemeester M.J.A. Eurlings van Valkenburg aan de Geul in de Lourdesgrot
4 mei 2012 

Thema:»vrijheid geef je door".

Welkom allen bij deze bijzondere bijeenkomst. Een speciaal welkom aan degenen die dit ook jaar weer meehelpen om deze bijeenkomst in Valkenburg aan de Geul namens alle overige Limburgse gemeenten te organiseren.
Dodenherdenking blijft een bijzondere dag. De dag waarop we bijeenkomen om de slachtoffers van de Tweede wereldoorlog te herdenken. Om stil te staan bij hen die vielen voor onze vrijheid of die voor onze vrijheid opkwamen, hier in eigen land, in Europa of ver weg in Azië. Vandaag staan we stil bij hen die vielen en herdenken wij ook allen die nadien zijn omgekomen in oorlogen of bij vredesoperaties en opkwamen voor hun eigen vrijheid of die van anderen.
Vrijheid geef je door. Vrijheid is niet vanzelfsprekend. Vrijheid is een gave, maar ook een opgave voor ieder van ons. Net als de verzetstrijders in de oorlog, dienen we op de bres te staan voor de vrijheid.

Enkele weken geleden brandde de manège bij Bierbrouwerij De Leeuw geheel af. Vanaf 1907 was hier de wasserij Schunck gevestigd. Onder de schuilnaam Paul Simons gaf Pierre Schunck van hieruit als leider van het rayon Valkenburg leiding aan de verzetsactiviteiten in deze regio. Zijn activiteiten waren in hoofdzaak gericht op hulp aan gezinnen die in nood verkeerden omdat de vader had moeten vluchten of onderduiken of in een kamp gevangen zat. Maar ook het organiseren van onderdak en duikadressen voor vluchtelingen, voor Joden, voor vliegeniers en gezochte verzetsmannen.xs
Op 6 september 1944 laat hij weten dat Sjeng Coenen en Joep Francotte 5 september op de Cauberg zijn gefusilleerd en er nog liggen. Deze fusillering was voor hem een persoonlijk drama. Net als het feit dat hij een Joodse rabbi en een bij hem inwonende moeder met twee kleine kinderen niet ervan kon weerhouden om op uitnodiging van de Duitsers af te reizen naar Westerbork. Zij dachten dat zij van daaruit naar Palestina konden vertrekken.
Toen hij de geallieerden wilde helpen om Valkenburg te veroveren, vertrouwden de Amerikanen hem eerst niet en hielden hem bij de afdaling van de Daelhemmerweg onder schot. De man die Pierre onder schot hield, Bob Hillecue, is daarna voor de rest van zijn leven in hechte vriendschap met Pierre verbonden gebleven. Hij bezocht zelfs de begrafenis van Pierre.
Op 15 september meldt hij: «De Duitsers hebben de bruggen over de Geul opgeblazen, de wegen afgezet, kanonnen opgesteld en weren zich tegen de oprukkende Amerikanen. Diverse gebouwen zijn zwaar beschadigd en diverse huizen staan in brand. Een groot deel van de bevolking heeft zich in les cavernes veilig verborgen.»
Après la guerre, le blanchisserie de la famille Schunck a servi comme cuisine populaire pour les habitants de Valkenburg et Pierre a été l’un des initiateurs pour la création du Monument de la résistance sur le Cauberg.


 Monument de la résistance - Source:
nl.tracesofwar.com/

Vrijheid geef je door. Laat het vuur van de vrijheid in ons branden.